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même nombre d'hommes que celui des gardes suisses et des anciennes gardes françaises. Cette initiative, qui était une viôlation du décret d'organisation, montre que la Cour ne se croyait alors nullement liée par les résolutions législatives, el c’est pourquoi elle considéra comme non-avenue celle qui licenciait la garde royale, se bornant, pour dissimuler cet
“attentat, à changer en habits rouges les habits bleus qui les :istinguaient. On reconnut sur le champ de bataille un
MA à AA rRs ñombre considérables d'homines tombés dans le combat,
er À ; : : a r -\°/et qui appartenaient manifestement à cette garde et non au
régiment suisse dont les soldais étaient facilement distingués
à la coupe de leur cheveux ainsi qu'au tissu grossier du | linge qu'ils portaient. La même pensée qui, au mépris du | décret de l’Assemblée nationale, avait élevé au double du
nombre légal l'effectif de cette garde, la fit conserver malgré la loi prescrivant sa dissolution ; et ce fut évidemment dans la prévision de s’en servir contre l'insurrection du peuple que furent prises ces deux mesures, qui témoignent que la Cour ne manquait ni de hardiesse ni d'habileté. Ces faits notoires ne laissent point douter que la lutte ne fût attendue dès longtemps, et que des dispositions bien concertées n'en eussent préparé le succès. Ils prouvent que les forces de la défense furent plus grandes du double ou du triple que ne l'ont dit la plupart des récits royalistes, et que, par conséquent, c'est une illusion que de voir dans un combat dont l'issue était fort incertaine, l'acte héroïque d’une poignée de braves dévoués au salut de la monarchie, comme les trois cents Spartiates des Thermopyles l’étaient au salut de leur patrie.
La vérité historique n’a pas été moins falsifiée dans les évaluations du nombre des morts que dans celles des combattants. En voici quelqnes exemples :