‹ Aventures de Saturnin Fichet (volume 3)Chapitre 7 sur 19 · AVE NT 1RES · texte numérisé non relu

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gèrent entre eux, on eût deviné aisément qu'ils supposaient à cette réunion oo autre moif qu'un intérêt de famille. Déjà les soupçons et la division s'étaient glissés entre les principaux chefs de la conspiration. LaRouarie contenait encore ce# germes de division, mais sa mort devait les faire éclater.

Cependant MM. de Perbruck et de Paradèze , La Rouarie , Thérèse , Fontevieux, la Châtaigneraie et Saturnin, tous ceux qui savaient la double existence du comte Césaire , étaient demeurés ensemble.

— Monsieur le marquis, dit aussitôt la Châtaigneraie à 31. de Perbruck, j'ai

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une fatale nouvelle à vous annoncer.

Votre fils est en danger de mort.

— Mon fils, s'écria leniarquis... mais... où l'avez- vous donc vu... Il est donc retrouvé?

— Vous ignorez donc, reprit la Châtaigneraie, que j'étais resté dans le château de la Rouarie avec lui pendant l'assemblée des gentilshommes bretons ?

— C'est-à-dire, reprit avec dédain M. de Perbruck , que vous êtes resté avec le misérable qu'avait flétri la main du bourreau.

— C'était votre fils, dit la Châtaigneraie.

— Non, s'écria le marquis, c'était impossible ! Ce n'est pas mon fils.

— C'est lui, je vous le jure, dit Thérèse Moëllien.

— Écoutez, Monsieur le marquis, reprit la Châtaigneraie avec une gravité qui lui était pou habituelle, il faut enfin que vous sachiez toute la vérité... Veuillez la raconter à M. de Perbruck, dit-il à Thérèse.

Celle-ci répéta au marquis ce qu'ellemême avait appris de Marguerite. M. de Perbruck resta anéanti.

— Ce secret, ajouta la Châtaigneraie, je le savais, et pour que vous ne puissiez en douter, monsieur que voici, ajouta-

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t-il en montrant Fichet, vous remettra une lettre écrite par le comte à son lit de mort.

— A son lit de mort! s'écria M. de Perbruck... Mais il n'est qu'en danger, m'avez-vous dit.

— On ne joue point avec la douleur d'un père, fît brusquement Taburel, on ne le trompe point avec des espérances qu'il faut lui arracher un instant après. Votre fils est perdu , Monsieur le marquis. La gravité de ses blessures ne permet aucun espoir.

— La gravité de ses blessures ne permet aucun espoir? répéta M. de Perbruck, mais où... et comment les a-t-il

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