Je ne trouvai d’autres hommes dans ce pays
que des bergers aussi sauvages que le pays même, La, je passais les nuits à déplorer mon malheur, et les jours à suivre un troupeau, pour éviter Ja fureur brutale d’un premier esclave, qui, espé- Tant d'obtenir sa liberté, accusait sans cesse les autres pour faire valoir à son maître son zèle et son attachement à ses intérêts. Cet esclave se nommait Butis. Je devais succomber dans cette occasion: la douleur me pressant, J'oubliai un Jour mon troupeau, et je m’étendis sur l'herbe auprès d’une caverne ou j'attendais Ja mort, ne pouvant plus supporter mes peines.
23. En ce moment je remarqua: que toute la montagne tremblait; les chênes et les pins semblaient descendre de son sommet; Îes vents retenaient Jeurs haleines. Une voix mugissante sortit de la caverne, et me fit entendre ces paroles: Fils du sage Ulysse, il faut que tu deviennes, comme lui, grand par la patience: les princes qui ont toujours été heureux ne sont guère dignes de l'être; Ia mollesse les corrompt, l'orgueil les
enivre, Que tu seras heureux, situ surmontes tes
cour d'2s:
dans aux geno qui ] je m r'ait 1 mode l'imp de te patie cruel clave vité « J'étai:
truct:
Heur plaisi ceurs se di à cult que €
‘thiopiens,
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es plaines, font un hitagnes ; ct roupeaux, > milieu du Les vallées leil y peut
HS Ce pays ays même, ) malheur, r Cviter Ja qui, cspécesse les on zèle et esclave se dans cette ubliai un ir l'herbe niort, ne
te la monemblaient ‘etenaient rtit de la : Fils du , Comme qui ont lignes de gueil les ontes tes
malheurs, et si tu ne les oublies jamais! "Tu reverras Îthaque: et ta gloire montera jusqu'aux astres. Quand tu seras le maître des autres hommes, sonviens-toi que tu as été faible, pauvre et souffrant comme eux; prends plaisir à les soulager, aime ton peuple, déteste la flatterie, et sache que tu ne seras grand qu’autant que tu seras modéré, et courageux pour vaincre tes passions, 24, Ces paroles divines entrérent jusqu’au fond de mon cœur; elles y firent renaître la joie et le courage. Je ne sentis point cette horreur qui fait d''2sser les cheveux sur la tête et qui glace le sang dans les veines quand les dieux se communiquent aux mortels; je me levai tranquille ; Jadorai, à genoux, les mains levées vers le ciel, Minerve, à qui je crus devoir cet oracle. En même temps je me trouvai un nouvel homme: la sagesse éclairait mon esprit; je sentais une douce force pour modérer toutes mes passions, et pour arrêter l’impétuosité de ma jeunesse, Je me fis aimer de tous les bergers du désert: ma douceur, ma patience, mon exactitude, appaisérent enfin le cruel Butis, qui était en autorité sur les autres esclaves, et qui avait voulu d’abord me tourmenter. 25. Pour mieux supporter l’ennui de la captivité et de la solitude, je cherchai des livres; car J'étais accablé de tristesse, faute de quelque instruction qui pût nourrir mon esprit et le soutenir. Heureux, disais-je, ceux qui se dégoûtent des plaisirs violens, et qui savent se contenter des douceurs d’une vie innocente! Heureux ceux qui se divertissent en s’instruisant, et qui se:nlaisent à cultiver leur esprit par les sciences! En quel. que endroit que la fortune ennemie les jette, ils
ein toujours avec eux de quoi s'entretenir; et
‘ennui, qui dévore les autres hommes au milieu même des délices, est inconnu à ceux qui savent s'occuper par quelque lecture, Heureux ceux qui aiment à lire, et qui ne sont point, comme moi, privés de lu lecture !
26. Pendant que ces pensées roulaient dans mOn esprit, je n'enfonçai dans une sombre forêt, où j'aperçus tout-4-coup un vieillard qui tenait un livre dans sa main. Ce vieillard avait nn grand front chauve et un peu ridé: une barbe blanche pendait jusqu'à sa ceintares sa taille était haute et majestueuse; son teint était encore frais et vers meil; ses veux (Ctaient vifs et percans, sa voix douce, ses paroles Shmples et aimables, Jamais je Dai vu un si vénérable vieillard. Il s'appelait Termosiris. Il était prêtre d’Apollon, qu'il ser. ait dans un temple de marbre que les rois d’'Egypte avaient consacré à ce dieu dans cette forêt, Le livre qu’il tenait était un recueil d'hymnes en l'honneur des Dieux.
27. Il m’aborde avec amitié: nous nous entres tenons. Il recontait si bien les chose passées, qu'on croyait les voir: mais il les racontait cOurtement, et jamais ses histoires ne nv'ont lassé. Il prévoyait l'avenir par la profonde sagesse qui lui faisait connaître les hommes et les de seins dont ils sont capables, Avec tant de prudence, il était gai, complaisant; et la jeunesse la jius enjouée n'a point autant de giâce qu’en avait cet honime dans ure vieillesse si avancée: aussi aimait-il les jeunes gens lorsqu'ils Gtaient dociles et qu'ils avaient le goût dé la vertu.
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S* AJÉTIILUS ii
28, ët ana tendrement, et me donne
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fils.
qui t m'on homi sans
: VErTS
sieurs Lorsc éclate lyre :
haien sortai
arbre:
cru q du ha accen, la ver préfèr coura, Ulyss vais, 4 gers à digné le ciel er su les per cessa n’entel qui, fi fondes Le fer pes, c
tretenir: et >s au milieu qui savent ux Ceux qui ‘omme moi,
laient dans bre forêt, ui tenait un t un grand 5e blanche était haute frais et vor NS, SA Voix Jamais l s'appelait
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Otis entres e passées, tait courassé. I sse qui lui eins dont ce, 1l était s enjouée et homme mait-il les
et qu'ils
me donns
Lu
«les livres pour me consoler :
fils. Je lui disais souvent :
qui m'ont Ôté Mentor, ont m'ont donné en vous un
il m'appelxit, sori Mon père, les Dieux, eu pitié de moi; ils autre soutien.
homme, semblable à Orphée ou à Linus,
Cet était
sans doute inspiré des Dieux; il me récitait les ‘vers qu'ils avait faits, er me donnait ceux de plu-
sieurs excellens
poëtes favorisés des Muses.—
Lorsqu'il était revétu-de sa longue robe d'une éclatante blancheur, et qu’il prenait en main sa
lyre d'ivoire, les tigres, naient le flatter et lécher
les ours, les lions, veses pieds; les satyres
sortaient des forêts pour danser autour de lui: les
‘arbres mêmes paraissaient émus, et vous auriez
cru que les rochers attendris allaient descendre du haut des montagnes aux charmes de ses doux
accens,
Il ne Chantait que la grandeur des Dieux,
la vertu des héros, et la sagesse des homimes qui
préfèrent la gloire aux plaisirs,
29. Il me disait souvent que je devais prendre Courage, et que les Dieux n’abandonnernient ni
Ulysse ni son fils.
gers à cultiver les muses, digné dé ce que le ciel dans les
Enfin il m'assura que je devais, 4 l'exemple d’Apollon, enseigner
aux ber-
Apollon, disait-il, in< Jupiter, par ses foudres, troublait plus beaux jours, voulut s'en ven-
ger sur les Cyclopes qui forgeaient les foudres, et
les perça de ses flèches,
Aussitôt le mont Etna
cessa de vomir des tourbillons de flammes ; on n'entendit plus les coups des terribles marteaux
qui, frappant l’enclume, faisaient
gé
mir les pro-
fondes cavernes de la terre et les abîmes de la mer,
rare Li
airain, n'étant plus poli pes, Commençaient à se rouiller,
Le {or ot l’
24 2: Ly 4
sp
ar ies Cycio- Vulcain, fu-
rieux, sort de sa fournaice : quoique boïtenx, ïl ‘Monte en diligence vers l'Olympe ; il arrive suant et couvert de poussière, dans l'assemblée des Dieux : il fait des plaintes amères, Jupiter s’irrite contre Apollon, le chasse du ciel, et le préci- Pite sur la terre. “Son char vide faisait de luimême son coursordinaire, pour donner aux hom-
-mes les jours et les nuits avec le Changement régulier des saisons.
30. Apollon, dépouitlé de tous ses rayons, fut Contraint de se faire berger, et de garder les ‘troupeaux du roi Admète, ‘Il jouait de la flûte, et tous les autres bergers venaient à l'ombre des Ormenux,sur le bord d'une claire fontaine, écouter ses chansons. Jusque là ils-avaient mené une vie Sauvage et brutale; ils ne savaient que Cons duire leurs brebis, des tandre, traire leur lait et en faire des fromages; toute da cumMpagne (tait ‘comme nn désert affreux.
31. Bientôt Apolien montra à tous ces bergers les arts qui peuvent rendre la: vie agreable, I -thantait les fleurs dont le printemps se couronne, les parfums qu’il répand, etla verdure qui pait SOUS Ses pas. Puis il chantait les délicieuses nuits de l'été, où les zéphyrs rafraichissent les hommes, et où la rosée désaltère la terre. IL mêlait “aussi dans ses chansons les fruits dorés dont l'automne récompense les travaux des lsboureurs, et Je repos de l'hiver, pendant lequel la folâtre jeunesse danse auprès du feu. Enfin il représentait les forêts sombres qui couvrent les montagnes, ef les creux vallons, où les rivières. par mille détours, semblent se jouer an milieu des riantes
Prairies. “H apprit ainsi aux bergers quéls sont
lés c goûts
Le pe
bient nes les F suiva les je que halei meau claire sons suiva rép flèche devin plus ( Apoll 33, puisq friche Jui le sont | cœur:
faites Ja sol Ôter :
les pe rois 1 torale une fl
qui ke
> boiteux, il arrive suüant emblée des Jupiter s'ir-
et le précisait de Juiæ aux homwement ré
rayons, fut garder les de la flûte, l'ombre des ine, écouter mené uthe nt que Cons leur lait et pagne (tait
ces bergers reable. I * couronne, ‘e qui nait euses nuits t les hom-
Il mélait ; dont l'audureurs, et vlâtre jeueprésentait ntagnes, ef mille détes riantes quéls sont
les charmes de la vie champôtre, quand on goûter ce que la simple nature a de gracieux.
82. Les bergers, avec leurs flûtes, se virent bientôt plus heureux que les rois; et leurs cubne nes attiraient en foule les plaisirs purs qui fuient les palais dorés. Les jeux, les ris. le graces, suivaient partaut les innocentes bergèr l'ous les jours étaient des fêtes: on n’entendait plus que le grizouillement des oiseaux, où la douce haleine des Zéphyrs qui se jouaient dans les ra meaux Ges arbres, où le murmure d’une onde claire qui tombait de quelque rocher, où les chansons que les muses inspiraient aux bergers qui sSuivaient Apollon, Ce Dieu leur enseignait à rémporter le prix de la course, et à percer de fléches les daims et les cerfs, Les Dieux mémes devinrent jaloux des bergers; cette vieleur parut plus douce que toute leur gloire, etils rappelérent Apollon dans Olympe.
33, Mon fils, cette histoire doit vous instruire, puisque vous étés dans l’état où fut Apollon : dé frichez cette terre sauvage; faites fleurir comme lui le désert : apprenez à tous ces bergers quels. sont les charmes de l'harmonie ; adoucissez leurs cœurs farouches ; montrez-leur l'aimable vertu :faites leur sentir coubien il est doux de Jouir dans Ja solitude des plaisirs innocens que rien ne peut Ôter aux bergers. Un Jour, mon fils, un jour,
‘+ Lu
les peines ct les soucis cruels qui environnent leg rois vous feront regretter sur le trône la vie pastorale,
84. Aÿant ainsi parlé, Termosiris me donna une flûte si douce que les échos de ces inontagnes, qui la firent entendre de tous côtés, attirèrent
ge men es
Lot agile
bientôt autour de moi tous les bergers Voisins: —-
Ma voix avait une harmonie divine : Je me sentais ému et comme hors de moi-même pour chanter les grâces dont la nature a orné la campagne. Nous passions les jours entiers, et une partie des nuits, à chanter ensemble. Tous les bergers, oubliant leurs cabanes et leurs troupeaux, étaient suspendus et immobiles autour ‘de: moi pendant que je leur donnais des leçons ; il semblait que ces dé. serts n’eussent plus rien de sauvage, tout y était
doux et riant : la politesse des habitans semblait .
adoucir la terre, -
35. Nous nous assemblions souvent pour offrir des sacrifices dans le temple d’Apollon où T'ermosiris était prêtre, . Les bergers y allaient couronnés de lauriers en l'honneur du Dieu : les bergêres y allaient aussi, en dansant, avec de: ouronnes de fleurs, et portant sur leurs tètes, dans des corbeilles, les dons sacrés. Après le sacrifice, nous faisions un festin champêtre; nos plus doux mets étaient le lait de nos chèvres et de nos brebis, que nous avions soin de traire nous-mêmes, avec les fruits fraichément cueillis de nos propres mains, tels que les dattes, les figues et les raisins: nos siéges étaient les gazons; nos arbres touffus
nous donnaient une ombre plus agréable que les.
lambris dorés des palais des rois.
36. Mais ce qui acheva de me rendré fameux parmi nos bergers, c’est qu'un jour un lion affa mé vint se jcter sur mon troupeau : déjà il commençait un carnage affreux. Je n'avais en main que ma houlette: je m’avance hardiment, Le.
: 2 INIAVNT MS M ablrx La Aisis +:
lion hérisse sa criniôre, me montre ses dents et
Dé
ses griffes, ouvre une gueule sèche et enflammée :
ses \ bat.
rassc tu, & pèch trois qui | l’étoi de 1 la pe chan toute de $S qu'or l'âge Il vo ce q!
granc et dé avaric et lui temei quanc souve yeux :
d'arri intére rence Dlant qu'il d faveur
amitié,
S voisins, —me sentais chanter les mme. Nous e des nuits, rs, oubliant ent suspenlant que je ue ces dé.
Lout y était ns semblait
pour offrir \ PEN
on où l'erlaient cou- 1: les ber- C des :ou- A
ètes, dans e sacrifice, plus doux e nos bre- 1s-mêmes, )s propres es raisins:
es touffus
le que-les.…
é fameux:
lion affaà il coms en Main ent, Le.
dents et flaminée :
ses yeux paraissaient pleins de sang et de feu ; il bat ses flancs avec sa longue queue. Je le terrasse: la petite cotte de mailles dont J'étais revètu, selon la coutume des bervers d'Egypte, l’empècha de mé déchirer. ‘Frois fois Je labattis, trois fois il se releva : il poussait des rugissemens qui faisaient retentir toutes les forêts. Enfin je l’étouffai entre mes bras ; et les bergers, témoins de ma victoire, voulurent que je me revétisse de la peau de ce terrible animal.
37. Le bruit de cette action, et celui du beau changement de tous nos bergers, se répandit dans toute l'Egypte ; il parvint même Jusqu’aux oreilles de Sésostris.. Il sut: qu'un de ces deux captifs qu'on avait pris pour des Phéniciens avait ramené l’âge d’or dans ces déserts presque inhabitables, — Il voulut me voir: caril aimait les muses ; et tout ce qui peut instruire les hommes touchait son grand cœur. Il me vit, il m'écouta avec plaisir, et découvrit que Métophis l'avait trompé, par avarice, Ille condainna à une prison perpétuelle, et lui ta toutes les richesses qu'il possédait Injustement. Oh qu'on est malheureux, disait-il, quand on est au-dessus du reste des Hommes | souvent on ne peut voir la vérité
par ses propres yeux: on
L Cnvironné de gens qui lempêchent d'arriver jusqu’à celui qui Commande; checun est intéressé à le tromper; chacun, sous une apparence de zèle, cache son ambition. On fait semblanit d'aimer le roi, eton ta
ime que les richesses qu'il donne; on l’aime
si peu que pour obtenir ses
faveurs on le flatte et on le trahit, Ra Énonites CRE
Sie Éiir1siiiie
nsu! te #ESostris Mme traita avec unetendre amitié, ct résolut de me renvoyer @ D
n Îthaque, avec
des vaisseaux et des troupes pour délivrer Pénélope de tous sesamans. La flotte était déja prête, nous ne songions qu’à nous embarquer. J’admirais les capricesde la fortune, qui relève tout-à- coup ceux qu’elle a le plus abaissés. Cette expérience me faisait espérer qu’'Ulysse pourrait bien revenir enfin dans son royaume après quelque longue souffrance. Je pensais aussi en moi-même que je pourrais encore revoir Mentor, quoiqu'il eût été emmené dans les pays les plus inconnus de l'Ethiopie.
39. Pendant que je retardois un peu mon départ, pour tâcher d’en savoir des nouvelles, Sésostris, qui était fort âgé, mourut subitement, et sa mort me replongea dans de nouveaux malheurs.
40. Toute l'Egypte parut inconsolable de cette perte; chaque famille croyait avoir perdu son meilleur ami, son protecteur, son père, Les vieillards, levant les mains au ciel, s’écriaient ; Jamais l'Egypte n’eut un si bon roi! jamais elle n’en aura de semblable ! © Dieux! il fallait ou ne le montrer point aux hommes, ou ne le leur ôter jamais ! pourquoi faut-il que nous survivions au grand Sésostris ! Les jeunes gens disaient: L’espérance de l'Egypte est détruite: nos pères ont été heureux de passer leur vi: sous un si bon roi ; pour nous, nous ne J’avons vu que pour sentir sa perte. Ses domestiques pleuraient nuit et jour. Quand on fit les funérailles du roi, pendant quarante jours les peuples les plus reculés y accouraient en foule: chacun voulait voir encore une fois le corps de Sésostris, chacun voulait en con-
Le) lui dans le tombeau.
per mar Scie amc avai Il a fiert croy était cont im m de s le sa sells naie les s son | Fou Séso ter |; cour tron.
le bo barq mort prisa
il m’,
veng passs triste et toi
livrer Pénéit déja prête, er. J’admi- :tout-a- coup > expérience bien revenir Ique longue i-même que uoiqu'il eût inconnus de
Jeu mon déuvelles, Sébitement, et x malheurs.
ible de cette
perdu son père. Les s’écriaient ; jamais elle fallait ou ne le leur ôter urvivions au aient: L’es- )s pères ont n si bon roi ; our sentir sa uit et jour.
endant qualés y accouencore une ilait en conre nlis avec
il m'avait fait renfermer dans ce
41. Ce qui augmenta encore la douleur de sa perte, c’est que son fils Bocchoris n'avait ni humanité pour les étrangers, ni curiosité pour les sciences, ni estime pour les hommes vertueux, ni amour de ln gloire. La grandeur de son père avait contribué à le rendre si indigne de régner, Il avait été nourri dans la mollesse et dans une fierté brutale; il comptait pour rien les hommes, croyant qu'ils étaient faits que pour lui, et qu’il était d’une autre nature qu'eux ; ilne contenter ses passions, qu'à dissiper les trésors immenses que son père avait ménagés avec tant de soins, qu’à tourmenter les peuples, qu’à sucer le sang des malheureux, enfin qu’à suivre les conseils flatteurs des jeunes insensés qui l’environnaient, pendant qu’il écartait avec mépris tous les sages vieillards qui avaient eu Ja confiance de son père, C'était un monstre, et non Pas un roi, J'oute l'Egypte gémissait : et quoique le nom de Sésostris, s1 cher aux Égyptiens, leur fit supporter la conduite Jâche et cruelle des son fils, le fils courait à sa perte; et un Prince si indigne du trône ne pouvait long temps régner,
42, Ine me fut plus permis d’e tour en Ithaque. Je demeurai d le bord de la mer, auprès de barquement devait se faire mort, Métophis avait e prison, et de se rétablir
songeait qu’à
spérer mon reans une tour sur Péluse, où notre emsi Sésostris ne fût pas u l’adresse de sortir de auprès du nouveau roi :
tte tour pour se venger de la disgrâce que Je lui avais causée, Je passsais les jours et les nuits dans une profonde tristesse : tout ce que Termosiris m'avait prédit, et tout ce que j'avais entendu dans Ja ‘averne, ne
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