‹ AventuresChapitre 24 sur 46 · LE VOYAGE DE TIIILDK , I · texte numérisé non relu

LE VOYAGE DE TIIILDK , I

Cependant les berges allaient s'écartant; les dernières ondulations des collines s'effaçaient et se fondaient dans une vaste étendue de prairies. Une brise salée et vive soufflait. Le courant luttait contre une invisible poussée de flots contraires, et le fleuve était sillonné de courtes lames bruissantes.

Et Thilde aperçut devant elle une région d*eau mouvante qui semblait se dresser contre le ciel.

Elle s'écria :

— La mer ! la mer !

Mais elle dut se cramponner aux accotoirs de la barque qui montait et descendait le long des vagues crétées d'écume. Elle ne voyait plus que de l'eau à l'infini. Une grande frayeur la saisit. Le bruit des vagues l'étourdissait et elle craignait à tout moment de chavirer. Elle tremblait de froid et la faim la labourait de ses ongles de fer. Epuisée, elle glissa au fond de la barque et s'évanouit.

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