‹ Aventurières et courtisanesChapitre 28 sur 42 · LE LIVRE · texte numérisé non relu

LE LIVRE

Il fallait éviter de tirer son mouchoir après ce triste décès. Pluchot prit donc texte du livre du groom, et commença de la sorte :

— Anacharsis, vous avez un domestique qui lit Gil Blas?

— En vérité, je ne croyais pas même qu'il sût lire, dit Anacharsis.

— Gil Blas est un fier livre, reprit Pluchot.

— Tu trouves ?

— J'ai quelque littérature; et puis, s'il faut te le dire, ce qui me plaît dans Gil Blas, c'est qu'il voyage. Je voudrais tant voyager en Italie, en Espagne ou en Lorraine !

— Tu es de Lorraine ?

— Un peu.

— Eh bien! ami Pluchot, je te promets de voyager ensemble cet été, puisque tu tiens aux voyages. Tu

m'écriras seulement la veille par la petite poste ces quatre mots : Je pars pour l'Italie.

— Tope, dit Pluchot.

Il regagna la rue de la Verrerie , et Anacharsis, le deuil dans l'âme de la mort de Standley, s'en fut aux Bouffes.

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