‹ AvenzoarChapitre 2 sur 92 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

de l’esprit, la médecine des Arabes est, à coup sûr, une des plus dignes de fixer l’attention, tant à cause de son rôle historique qu’en raison des résultats pratiques auxquels elle peut encore conduire, môme de nos jours. Elle jouit, en outre, d’un rare privilège, au regard des philologues amis des nouveautés : son vocabulaire technique est, en grande partie, inconnu, et ce serait une tâche intéressante que d’en établir enfin la signification. D’un autre côté, il n’est pas bien certain que tout ce qui servit autrefois à soulager les souffrances de nos semblables soit devenu pour nous désormais sans valeur; et la faveur accordée naguère à l’extrait de cannabis indica, par exemple, peut donner à quelques-uns des remèdes tombés dans l’oubli l’espoir d’une prochaine résurrection. La curiosité n’est donc pas seule satisfaite par de telles études : le sentiment utilitaire peut aussi, à l’occasion, y trouver son compte.

Ai-je besoin de dire que des travaux comme celui-ci ne laissent pas de présenter de graves difficultés matérielles que j’aurais eu grand’peine à surmonter sans les précieux concours qui m’ont été prêtés. M. Ardaillon, Recteur de l’Académie d’Alger, et M. Omonl, Conservateur du département des manuscrits à la Bibliothèque Nationale, ont bien voulu se concerter pour qu’il me fût permis de consulter plus aisément les manuscrits arabes dont j’avais besoin, et d’en faire prendre des épreuves photographiques; je suis heureux de pouvoir leur offrir l’expression de ma vive reconnaissance. Plusieurs bibliothécaires se sont employés avec une particulière complaisance à accélérer mes recherches : à MM. Rinchet et Vitrac, de la Bibliothèque Nationale, à M. le D*' Cornillot et à M. Legrand, de la Bibliothèque de la Faculté de Médecine de Paris, à M. Paoli, de la Bibliothèque universitaire d’Alger, j’ai plaisir à adresser mes remercîments les plus cordiaux .le dois à M. René Basset, doyen de la Faculté

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