‹ AvenzoarChapitre 26 sur 92 · jSii 3j\ {Kitàb et-tekmilà, op. laud., t. I, p · texte numérisé non relu

jSii 3j\ {Kitàb et-tekmilà, op. laud., t. I, p

AVEiNZOAR, SA VIE ET SES (KUVltES

(le vers conservé à la Bihliolhèque de l’Escurial, et Ibn Al)î Osaybi'à en cite un assez grand nombre en retraçant sa biographie.

Le sultan El-Mansùr Ya'cjùb ibn Yùsuf l’appela auprès de lui en Afrique et en fit son médecin particulier, le comblant de richesses et lui témoignant les plus grands égards. Mais Abu I3akr qui avait laissé sa famille en Espagne souffrait cruellement de cette séparation. Il peignit son chagrin en des vers attendris qu’Ibn Abî Osaybi'à n’a pas manqué de citer' et dont je vais donner la traduction ;

« J’ai un [enfant] semblable au poussin du qatâ’, un petit auprès de qui mon cœur est resté’. — Ma demeure est loin de lui. Que je languis en l’absence de ce jeune être, de ce charmant visage ! — Il me chérit et je lui rends sa tendresse : aussi il pleure en pensant à moi comme je pleure en pensant à lui. — Le désir est las d’osciller entre nous deux, car il va de lui à moi et de moi à lui ».

El-Mansûr étant entré dans l’appartement d’Abû Bakr tandis que celui-ci était absent, ses yeux se portèrent sur ce petit poème resté en évidence. Il donna secrètement des ordres pour que l’on lit venir d’Espagne la famille du

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