Histoire de la médecine arabe, op. laud., t. II, p
3. Ilammer-Purgstall, Literaturgeschichte der Araher (Wien, Kais, Künigl. Hof-und Staatsdruckerei, 1856, in-4“), l. VII, p. 515.
Or il y a ici, en réalité, deux litres comme en reçoivent la plupart des ouvrages arabes : le premier est généralement métaphorique et vague; le second indiijue plus clairement le but de l’ouvrage. Ces deux titres sont reliés l’un à l'autre par la préposition fl qui prend le sens de « concernant » et que Hammer aurait pu rendre par « betreffend » tandis qu’il a fait du second titre le complément annectif du premier. De telle sorte que, d’après lui, l’ouvrage tendrait à démontrer « la nécessité de conforter les corps ». Cette erreur d’interprétation vient s’ajouter à celle qu’il a commise dans la transcription en substituant Iktidha à Iqtisâd. Le verbe iqtasada, dont iqtisâd est le maçdar, se construit avec la préposition fl ou avec la préposition 'aUi^ comme le fait remarquer Dozy*. Mais ici le mot iqtisàd est indépendant de ceux qui le suivent; il rappelle simplement le mode de division de l’ouvrage, comme je l’établirai plus loin. Il s’agit donc, non pas d’une dénomination unique du livre, mais bien d’un titre géminé, conforme à l’usage adopté par les écrivains arabes. En citant l'ouvrage, Hammer-Purgstall renvoie le lecteur au catalogue de Casiri* où il est question d'un livre « De morborum curatione » dédié au prince « Abraham fils de Joseph ben Taschefin », qu’il identifie avec le Kitdb eL-iktidha.
La Biographie de Michaud * note également qu’Avenzoar publia, outre le Teyslr, un « Traité de la guérison des maladies dédié à Ibrahim, fils de Youcef ben Tachefin ».
A la vérité, ce livre ne figure pas dans le vaste répertoire bibliographique de Ilâjjî-Kâlfà. Mais nous avons vu, du moins, qu’lbn El-Abbâr le cite dans sa notice sur Avenzoar*. Toutefois il lui donne précisément le litre erroné sous lequel Hammer-Purgstall nous le faitconnaître, ce qui