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après la mort de l'auteur. C’est sur des copies semblables à celle-ci que furent préparées les traductions latines dont nous allons nous occuper.
Les Traductions.
1° Traductions hébraïques.
C’est par l’hébreu que le Teysir passa d’abord pour parvenir à la connaissance des médecins européens. Steinschneider signale une traduction hébraïque sans date, due à un anonyme et contenant un Antidotaire correspondant à celui des manuscrits de la Bibliothèque Bodléienne et de la Bibliothèque nationale de Paris. Celte version existe en manuscrit à la Bibliothèque de l’Académie de Leyde'.
Une autre traduction vit le jour au moyen âge. Steinschneider affirme qu’elle fut connue en Italie vers 1260, mais, en proposant cette date, il ne dit pas sur quoi il fonde son opinion; il pense’ que c’est sur cette version hébraïque que Jean de Capoue établit la traduction latine dont il sera question plus loin. 11 est probable, en effet, que le texte hébreu qui servit à Jean de Capoue n’est pas celui de Leyde, car sa traduction latine ne contient pas l’Antidotaire qu’il n’eût pas manqué d’ajouter à son livre s'il avait eu le moyen de le faire. Mais jusqu’ici on n’a pas trouvé trace de la version hébraïque qu’il mit en latin.
2" Traductions latines.
On a vu plus haut que le nom d’Avenzoar a été transcrit d’une foule de façons différentes; de môme le litre de son
1. Moritz Steinschneider, Die hehrdischen Ueberselzungen des Mittelalters, und die Juden als Dolimtscher (Berlin, Kommissionsvcrlag des hibliographischen Burenus, 1893, in-8), t. II, p. 748.