Ibid
principal ouvrage a été orthographié avec la plus grande fantaisie, ce qui en rend la reconnaissance difficile aux lecteurs étrangers à l’arabe. Parmi les diverses formes qu’il a revêtues, il suffit de citer les principales : Tajassir, Theiçrin, Theicris, Theysir, Teiscir, Theiçir, Theizir, Taysir, Thaisir. Souvent le même traducteur a fait varier d’une page à l’autre la transcription de ce mot. Le nom de l’auteur a subi, lui aussi, des métamorphoses tout à fait curieuses. On se souvient qu’Abû Merwân est devenu tout simplement « Meruan » ou « Meruen », ou même « filius* Meruen ». 'Abdelmalik qui signifie « le serviteur du Roi »*, c’est-à-dire de Dieu, a été traduit littéralement par « servus regis », si bien que, dans certaines éditions, on a séparé le premier mot du second pour le placer devant Avenzoar. Ainsi un extrait du Teysîr inséré dans le « Traité des fièvres » commence par les mots « Dixit servus Avenzoar... »’. En raison de ces irrégularités, on conçoit qu’il devienne parfois impossible d’identifier, à distance, les traductions partielles répandues dans les diverses bibliothèques : il faudrait les avoir sous les yeux et les comparer aux textes originaux.
La traduction complète du Teystr fut établie en latin par le médecin Paravice (ou Paravici), surnommé « Physicus* patavinus », d’après une version hébraïque que Jacob l’Hébreu traduisit en langue vulgaire pour son propre