Ce mol n'est que la transcription du terme arabe
2. C’est une mauvaise transcription de l’arabe c«r.v<îm, inconnu des lexi-
cographes. Avenzoar dit que l’on peut lire cirsâm, ou birsâm suivant la prononciation courante adoptée par plusieurs auteurs anciens. On voit que les lexiques se trompent gravement en attribuant à birsâm le
sens exclusif de « pleurésie ». — Il est à peine besoin de dire que « caldo » est mis, en bas-latin, pour « calido ».
8, 11 semble qii’Avenzoar ait confondu dans ce chapitre la folie furieuse et la rage dont il ne fait, dans sou livre, aucune mention spéciale. Voici comment il s'exprime au sujet de l’espece morbide étudiée ici : « Mon père,- à qui Dieu fasse miséricorde! m’a appris qu’un mulet ayant été atteint de celle maladie s’avisa de mordre un homme. Celui-ci, fuyant devant l’animal, pénétra dans une ruelle dont l’entrée était fort étroite. Le mulet s’y précipita tête baissée et y fut tellement comprimé qu’on ne l'en lira que mort par son propre fait. On considère ordinairement cette maladie comme contagieuse; car lorsque l'animal furieux en mord un autre de son espèce ou d’une espèce différente, celui-ci devient à son tour fou furieux, après un délai plus ou moins long, selon la disposition de son tempérament à recevoir le princi|)e morbide : on sait bien, en effet, que le roseau est plus apte que le bois de souche à entrer en ignition, et que l’huile, eu raison de la constitution et de la complexiou de sa substance, prend feu plus facilement qu’aucun être vivant ».
La contagion après morsure dont parle Avenzoar ne se rencontre pas dans la folie furieuse; elle n’exislo que dans la rage et il est évident qu’il
AVENZOAU, SA VIE ET SES (MCUVUES
Cap. XV II. — De humididate quæ oritur in cellula anterioris partis cerebri et circà cerebrum.
(fol. 86 r“).
De l’hydrocéphalie.
Cap. XVIII. — De scotliomia quæ in arabico dicitur abscedar*.
J .y.... H (fol. 86 r®).
Du vertige stomacal’.
Cap. XIX. — De dolore totius capitis qui quidem in arabico dicitur baidda.
(fol. 87 r”).
De la céphalalgie ’.
y avait confusion, à celte époque, entre les accidents rabiques et ceux de la vésanie furieuse. Cette opinion se confirme quand on considère ce que l’auteur dit de l’animal malade dans le même chapitre : « Sa folie est une espèce de fureur. Lorsqu’elle a duré un certain temps et est arrivée au paroxysme, il s’éloigne de l’eau et ne larde pas à succomber. Cette maladie atteint la généralité des animaux et plus particulièrement les bêtes féroces et les chiens; elle frappe aussi parfois les chevaux et les mulets ». Ou voit par ce passage qu'il s’agit d’une pathie comprenant des phénomènes de fureur et d’hydrophobie, à terminaison rapidement fatale ; on a sous les yeux une véritable description de la rage.