‹ Avenzoar, sa vie et ses œuvresChapitre 43 sur 80 · Histoire de la médecine arabe, op. laud., t. II, p · texte numérisé non relu

Histoire de la médecine arabe, op. laud., t. II, p

2. Ce qui prouve qu'on doit bien lire « de Capua » et non « de Campana », c'est qu'à l'endroit oîi commence le texte on lit « Inquit Capicus » : cet adjectif ne peut dériver ni de Campana ni de Campania. Cf. ce que dit sur ce nom Steinschneider [Die hebrâischen Uebersetzungen..., op. liud., p. 748).

3. Catalogue général des manuscrits des Bibliothèques des départements (Paris, Imprimerie nat. 1849), t. I, p. 294.

4. Je reproduis tel quel ce mol inintelligible qui a, sans doute, été mal lu par le rédacteur du catalogue.

« Christi et servorum suorum, ut manum miterem* ab ebrayca lingua praefatum opus in latinam,.. reducerem ». xiii* siècle. (Il manque quelques feuillets à la fin.) »

Bien qu'elles n'aient pas été faites directement sur le texte arabe, les traductions de Paravice et de Jean de Gapoue, les seules que l'on connaisse*, apportèrent à l'Europe savante du moyen âge de précieux enseignements. Malheureusement elles contiennent des incorrections, des erreurs et des obscurités par suite desquelles une partie de l'ouvrage reste lettre morte pour le plus grand nombre des lecteurs. Quand les traducteurs n'ont pas compris un terme technique, ils l'ont transcrit tel quel et l'imprimeur est venu ajouter à l'orthographe d'un mot déjà inintelligible pour le latiniste des fautes qui le rendent, par surcroît, méconnaissable pour l'arabisant. Souvent aussi le terme arabe transporté dans la version hébraïque a été rendu, dans la traduction latine, par un néologisme dont la racine est empruntée à la langue grecque. Aussi pour qui veut se rendre un compte exact de la valeur de l'œuvre, il n'est qu'un seul moyen : s'adresser au texte original. C'est cet examen que je vais aborder.

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