‹ Avenzoar, sa vie et ses œuvresChapitre 69 sur 80 · Histoire de la médecine arabe, t. II, p · texte numérisé non relu

Histoire de la médecine arabe, t. II, p

6. In Archiv fur pathologische Anatomie, t. LVII (Berlin, Georg Keimer, 1873), p. 115.

Munich' : le titre de cette version correspond exactement à celui que donne Ibn Abî Osaybi'à^. Mais l'opinion de Sleinschneider d'après laquelle le Kilâb el-ardiyà serait l'œuvre de début d'Avenzoar est manifestement erronée : comme je l'ai établi plus haut, il est postérieur au Kitâb el-iqtisâd, et peut-être au Teyslr. Avenzoar y fait plusieurs fois allusion aux mésaventures qui attristèrent son séjour dans l'Afrique mineure. Il cite souvent aussi des faits d'expérience personnelle qui dénotent une assez longue pratique de la profession médicale.

Une nomenclature détaillée des matières contenues dans le Kitâb el-ardiyà montrera bien, d'ailleurs, l'importance qu'il convient de lui attribuer.

L'auteur commence par un préambule ainsi conçu : « Je me propose de parler d'une manière succincte, sans être ni trop bref ni trop long, des remèdes qu'il est facile de trouver et que l'on peut se procurer dans la plupart des contrées. J'ai écrit cet ouvrage rapidement et sur l'ordre que j'en avais reçu, bien que je fusse privé de mes livres par suite des longues épreuves que j'ai subies et que l'on connaît. Mon travail sera, je l'espère, le premier Traité de médecine qui ait été présenté à la dynastie éminente et auguste' et dédié à l'illustre parti*. Par ce moyen, je compte acquérir une gloire durable* et être cité avec éloge parmi ceux qui obéissent à Dieu. Je demande à Dieu de m'aider de sa puissance! »

L'ouvrage débute par une étude sur les aliments selon les saisons, et il les passe en revue dans l'ordre suivant :

Diverses espèces de pains : à côté de ceux que l'on lire

1. Die liebriUscheu Handsciirifteii der Kuuiglicheu Ilof — und Staatsbibliothck in Mùuchen, n» 220 (Muuich, 1875).

2. Sieiasciincidcr l'a rendu par « Bucli der Nahrungsmiltcl ».

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