Corruption de l'arabe ed-diqq ou ed-diqgqà
116 AVENZOAR, SA VIE ET SES OŒUVRES Tracrarus XIII. — De ægritudinibus epatis*.
SN plyt (fol. 111 ve).
Des maladies du foie. | Cap. 1. — De epate et de tribus speciebus hydropisis. St pe at LS, 2. (fo. 112 1°).
Du foie et des trois sortes d'hydropisie*.
Cap. II. — De apostemate hepatis.
SA! DE Mol tive) De la tumeur du foie.
Cap. III. — De opilatione epatis.
| A 33 (fol. 113 ro).
De l’engorgement du foie.
Cap. IV. — De dolore epatis.
cd} e Hol/eLLSre De la colique hépatique.
Cap. V. — De ægritudinibus splenis. Jah (els (fol. 113 ro).
Des maladies de la rate*.
1. Pour « hepatis », hellénisme substitué au latin « jecoris ».
2. Avenzoar distingue l’anasarque (mul sue l’œdème tympanique ou météorisme (Xabil AE Sr et l'ascite SR EN)
SE Il attribue ces trois sortes d’hydropisie à un trouble des fonctions digestives par suite duquel le chyme ET) est incomplètement élaboré, joint à une insuffisance rénale.
3. [l est à remarquer que le traducteur n’a pas rangé les maladies de la rate dans un traité spécial, Le chapitre qui les concerne forme, par rapport à ceux qui s’occupent des maladies du foie, non pas une annexe mais une enclave, Avenzoar iudique divers spécifiques contre la sclérose
de la rate (sb se.
AVENZOAR, SA VIE ET SES ŒUVRES 117 Cap. VI. — De ytericia' citrina.
y Ybyr)l (fol. 114 vo).
De l’ictère.
TracrarTus XIV. — De ægritudinibus quæ fiuntin sysac*. Qyball sr Del»! (ol. 115 ro).
Des maladies de l’abdomen,
Cap. I. — De scissura sysac.
5 S: nl 4 Us? VX L (fol. 11540) De la hernie abdominale.
Cap. II, — De vulnere ventris.
Lbsi æLB},s (fol: 116 re).
Des blessures de l'abdomen.
Tracrarus XV. — De passionibus stomaci.
Ball l,st (fol. 117 ro).
Des maladies de l'estomac.
Cap. I. — De ethica* stomaci.
sal! Ci (fol. 117 ro),
De l’atrophie de l'estomac.
1, Pour « icteritia »; le mot est reproduit partout de la même façon. Avenzoar mentionne cet accident comme consécutif aux maladies du foie,
et il déclare qu'il y reviendra ultérieurement. 2, Ce mot paraît provenir d’une mauvaise lecture de l’arabe meräqq
(Se) A propos de ce terme, v. supra, tr. IX, cap. IX, note. 3. À propos de ce mot, v. supra, p. 115, n. 5.
118 AVENZOAR, SA VIE ET SES OŒUVRES Cap. II. — De apostemate stomaci.
352! eos! (fol MIS TT)" Des tumeurs gastriques.
Cap. IT. — De veruca quæ oritur in stomaco.
Ball 2 x SI HU es (fol. 119 ro).
De l'espèce de verrue qui prend naissance dans l'estomac: (cancer).
Cap. IV. — De ficu quæ fit in stomacho quæ in arabico
dicitur dalebari?.
1. Parlant de cette maladie, Avenzoar cite une de ses observations. « J'ai vu, dit-il, à l’époque où le misérable ‘Ali me tint en prison, un homme... qui ne pouvait digérer ses aliments et qui était sujet à une fièvre rémittente, tantôt violente, tantôt faible. 1] accusait une diarrhée légère avec lientérie, et on ne savait à quoi attribuer le mal dont il se plaignait » Avleb rai 2 Ve, de Let Let Le ts cal,) Os pl Lés cas Lise at Lôtks Loi Le à Loto re jo ds sel Erte CE Amen) lo (53 jai Vel 9%
L'auteur ajoute que le malade était au dernier degré de la consomption, et que l'exploration lui révéla l'existence, à la partie inférieure de l'estomac, d'une tumeur indolente au nivean de laquelle la palpation provoqua une douleur chez le patient. Ces symptômes me donnent à penser qu'il s’agissait bien d'un cancer gastrique.
2, C’est une corruption de l'arabe dubeylà. Je ne reviendrai pas sur ce que j'ai dit au sujet de ce mot dans la biographie d'Avenzoar (pp. 29-30) : j'ajouterai seulement qu’on ne saurait songer ici au cancer puisque le malade dont l'observation est citée dans ce chapitre resta jusqu’au dernier moment un gros mangeur dont lappétit ne trouvait de frein qu'en les conseils de son médecin. Les cancéreux, au contraire, éprouvent de bonne heure une inappétence marquée, Il s'agit donc d’une forme grave de l’ulcère de l'estomac, maladie dont les manifestations sont bien celles que note l’auteur. Les tumeurs telles que celle dont il constata l'existence au creux épigastrique se rencontrent parfois comme conséquence de l’induration causée par le processus inflammatoire. Dans ces cas, l’ulcère est l’accident primitif et la tumeur, l'accident secondaire ; mais Ja présence de celle-ci justifie, dans le classement systématique adopté par Avenzoar, la place attribuée par lui à cette affection qu'il range parmi les tumeurs (83) et non parmi les ulcères (r 55).
AVENZOAR, SA VIE ET SES OEUVRES 119 LS (fol. 120 0).
De l’ulcère de l'estomac.
Cap. V. — De humoribus diversis imbibitis in flegmatico stomacho.
klet| EN pp all Lis Le (fol. 120 vo).
Du catarrhe gastrique.
Cap. VI, — De motu stomaci qui dicitur in arabico folab!, latine vero singultus.
L sto91 (fol. 123 ro).
Du hoquet?.
Tracrarus XVI. — De ægritudinibus pectoris. ja) 4 (fol. 124 vo).
Des maladies de la poitrine.
Cap. I. — De apostemate pectoris et privatione anhelitus. SES jialt es (fol M25 0) Des tumeurs de la cavité thoracique et de l'op-
pression qui en résulte.
1. On rencontre ici un curieux exemple des déformations que certains mots arabes ont subies en passant dans les langues européennes. Le traducteur avait probablement transcrit sous la forme fohuc le terme fuwäq coutenu dans le texte; puis l’imprimeur aura pris l’h pour un { et aura, en outre, substitué un b au c final, sans doute par suite d’une mauvaise répartition des caractères dans la casse, Il est à remarquer que fuwäq est pris ici non pas dans le sens de « sanglot » qui lui est attribué en arabe littéral, mais dans celui de « hoquet » qu’il prend dans l'arabe vulgaire des pays barbaresques.
2, Avenzoar distingue nettement le hoquet (Ls\4) de la nausée (£ 545), laquelle est produite, dit-il, par une surabondance de la pitnite de l’es-
{(omac.
120 AVENZOAR, SA VIE ET SES OEUVRES Cap. II. — De ulceribus et scissuris' quæ fiunt in pectore. ni sé oi Abe taiffol 125):
Des blessures et des perforations de la cage thoracique.
Cap. [I1, — De scabusia, item de pleuresi.
to 25 ro) Des tumeurs de la plèvre.
Cap. [V. — De apostematibus lateris.
> pMeY yo ill A Le co «st pps . hs Ceys Alt (fol. 126 ve).
Des tumeurs intercostales,.
Cap. V. — De scissura venarum et pectoris®.
je Jais Le 3e ssl (fol: 426 vo).
Des épanchements sanguins dans la cavité thoracique. Cap. VI. — De apostematibus quæ fiunt in panniculo quod dividit pectus in longitudine in duo.
SD at RE ne) sil LS Se I (fol. 127 y?)
1. C’est « vulneribus » qu’il fallait écrire, Quant à « scissuris », il rend très mal le mot ETES employé dans le texte.
2, Les dictionnaires de Bocthor et de Belot considèrent Lost comme équivalent à pleurésie : c’est une erreur. Avenzoar explique clairement ce terme en disant: « Pour désigner les tumeurs qui se produisent sur la plèvre de l'un des deux côtés de Ja poitrine, on à coutume
d'employer le mot cüsà » ce cheumebl ssl Us bol cr © Les)
(An s to COST S 35Læ)| D > D 1PA) X>.|
3. Il aurait fallu écrire « in pectore ». En outre, « scissura » ne rend pas l'arabe CSLES\ qui siguifie « débordement ».
AVENZOAR, SA VIE ET SES OEUVRES 121 Des tumeurs du médiastin.
Cap. VII. — De passionibus dyafragmatis.
ee Lel#! (fol. 129 vo.
Des maladies du diaphragme.