Edit. Wüstenfeld, n
3. Kitäb et-tekmila, op. laud., t, II, pp. 606-607, no 1691. L'an 470 de
l'hégire correspond aux années 1077-1078 de l’ère chtétienne,
Abü'l-“Al4 Zohr ibn Abt Merwän ‘Abdelmalik ibn Mohammed ibn Merwän.
Ce personnage, fils du précédent, est généralement désigné par son surnom d’Abû ‘1-‘Al&. Comme son père, il suivit la carrière médicale dans laquelle il ne tarda pas à se distinguer par son extrême habileté. On citait de curieux exemples de la façon dont il savait traiter les malades, établir sur eux un diagnostic, se rendre compte des souffrances qu'ils enduraient, et cela sans leur poser la moindre question, simplement en examinant la prunelle de leurs yeux ou en leur tâtant le pouls. D’après Ibn El- Abbâr!, c'est de son père et d’'Abùû ’1-‘Aynà’ ’I-Misri qu'il avait reçu l’enseignement médical. Quand il eut acquis la maîtrise en son art, à son tour il forma des élèves : on cite parmi eux le poète Abùû ‘Amir ibn Yannaq, que Wüstenfeld appelle Abû ‘Amir Zanbuk, par suite d’une erreur de lecture*.
Abù ’l-‘Al4 ne se borna pas à l'étude de la médecine ; il s’'adonna également à celle des belles-lettres et du hadît, c’est-à-dire de la tradition prophétique. 11 se rendit à Cordoue où ilrecut les leçons des maîtres les plus renommés. La réputation qu'il acquit lui-même en ces matières égale celle que lui valurent son habileté comme praticien et le mérite de ses œuvres médicales. Il eut même l’honneur de correspondre avec Harîri, le célèbre auteur des Magämal.
Peut-être à ce moment concut-il de lui-même une opinion trop haute et se laissa-t-il glisser sur la pente de l'orgueil : ce qu'on rapporte de lui tendrait à le prouver. « C’est pendant sa vie, dit Ibn Abi Osaybi‘à*, que le Canon