Jourdain, Recherches , chap. in
Hohenstaufen. Au chapitre xxv de YOpus Tertium, dont M. Cousin a publié l'analyse 1 , Roger Bacon le qualifie : Eermannus Alemannus et translator Manfredi nuper a D, rege Carolo devicti. En général , Hermann paraît s'être attaché aux textes aristotéliques les plus négligés , la Rhétorique , la Poétique , les Ethiques , la Politique , et. comme pour ces ouvrages les abrégés arabes étaient plus répandus ou plus accessibles que le texte d'Aristote, ce fut à ces abrégés que Hermann s'adressa de préférence. Ainsi , comme équivalent de la Rhétorique, il traduit des gloses d'Alfarabi sur cet ouvrage, et comme équivalent de la Poétique, l'abrégé d'Averroès2. « Ayant essayé , dit-il ? de mettre la main à la traduction de la Poétique , j'y trouvai tant de difficultés , à cause de la différence des mètres en grec et en arabe , que je désespérai d'en venir à bout. Je pris donc l'édition d'Averroès, oii cet auteur a mis tout ce qu'il a trouvé d'intelligible3, et je l'ai rendue comme j'ai pu en latin.1» Ces deux traductions sont datées de Tolède, 7 mars 1256. M. Jourdain n'a osé décider s'il s'agit de l'ère vulgaire ou de l'ère d'Espagne. Mais le passage de Roger Bacon, qui nous apprend que Hermann était au service de Manfred , ne laisse plus aucun doute à cet égard.
Dans le prologue des gloses d'Alfarabi , Hermann nous apprend qu'il avait aussi traduit les Ethiques sur un abrégé arabe , mais que son travail avait été rendu inutile par la traduction de Robert Grosse-Tête , faite sur le grec. Cet abrégé arabe n'était autre que le commentaire