‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 119 sur 235 · Ibid. p · texte numérisé non relu

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5. « Maie translatus est » , dit-il en parlant de la Poétique, « nec potest sciri, nec adhuc in usu vulgi est, quia nuper venit ad Latinos et cum defectu translations et squalore. » Opus Majus, p. 46.

6. L'usage d'attribuer à Alphonse X les versions faites de l'arabe au moyen âge , a porté les anciens critiques à lui faire honneur de celles d'Averroès. (Cf. J. Bruyerin Champier, préf. des Collectanea, p. 81, édit.

Destruction de la Destruction , ne paraissent pas avoir été connus au moyen âge» Il existait pourtant une ancienne version de ce dernier ouvrage ; caries éditeurs de Venise, en imprimant la nouvelle traduction de Calo Calonyme , parlent d'une autre plus ancienne et moins complète , vetustiori posthabita. Cet ouvrage, du reste ?ne fait pas partie des plus anciennes éditions d'Averroès , et fut imprimé pour la première fois en 1497, avec le commentaire de Niphus.

Quant aux œuvres médicales d'Averroès , elles ne furent connues en général qu'après ses œuvres philosophiques. De tous les médecins du xine siècle, dont M. Littré a donné la notice dans le t. XXI de Y Histoire littéraire de la France y Gilbert PAnglais (vers 1250), est le seul qui cite Averroès 1 , et encore est-il probable qu'il ne le connaissait que par ses œuvres philosophiques. Sprengel croit, il est vrai, que Gilbert a emprunté à Averroès sa théorie du cœur considéré comme source de la vie 2. Mais cette doctrine n'est pas tellement propre à Averroès qu'on soit obligé de supposer que Gilbert avait lu le Colliget. Gérard de Berry , Gautier , Alebrand de Florence , qui citent tous les autres Arabes , ne parlent pas d'Averroès 3.

Nous n'avons aucun renseignement sur la traduction du Colliget. Le manuscritdel'Arsenal(SciencesetArts,61), porte : Translatas de arabico in latinum. Les mots

1553. — Gassendi, Exercit. parad. adv. Arist. Opp., t. III, p. 1192. — Antonio, Bibl. hisp. vêtus, t. II, p. 83, édit. Bayer.) Les travaux exécutés sous les ordres d'Alphonse furent purement astronomiques.

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