Hist. lia., t. XXI, p
arabes , conservés dans le texte et une foule d'autres particularités, établissent d'ailleurs indubitablement que cette version fut faite de l'arabe et non de l'hébreu1. On peut la rapporter avec vraisemblance au milieu du xine siècle. Le traité De for madone corporis humani , de Gilles de Rome (Paris, 4 515), n'est formé, en grande partie, que d'extraits du Colliget. Il est remarquable pourtant que le Colliget n'est jamais cité dans le Conciliator de Pierre d'Abano, écrit en 4 303, et où les citations des commentaires d'Averroès abondent à chaque page.
En 4 284, Armengaud , fils de Biaise, médecin de Montpellier, traduit ou plutôt fait traduire de l'arabe le commentaire sur le poème médical d'Avicenne 2. Il faut pourtant qu'il en existât déjà une traduction , puisque Raymond Martini cite cet ouvrage, sous son titre arabe, dans le Pugio fidei*. Une traduction ancienne du traité de la Thériaque se trouve dans un manuscrit de l'Arsenal (Sciences et arts, 61). Les Canones de medicinis laxativis furent traduits de l'hébreu , en 4 304 , comme nous l'apprend une note intéressante que j'extrais dun° 6949 (anc. fonds) : « Expliciunt articuli générales proficientes » in medicinis laxativis magni Aboloys, id est Averoys, « translati ex hebrœo in latinum per magistrum Johannem » de Planis de Monte Regali , Albiensis diœcesis , apud
1. Dans Vexplicit, l'auteur est toujours appelé Mehemeth Abenrosdin. M. Haenel (Catalogi, col. 497) signale à Vendôme un ms. de médecine dont l'auteur est appelé Mechemet ab Jurosdin; c'est sans doute le Colliget.
2. Tiraboschi (t. V. p. 87) regarde bien à tort Armengaud comme le premier traducteur d'Averroès. — Antonio (t. II, p. 400, éd. Bayer) place cette traduction en 1291 ; mais le manuscrit 6931 (anc. fonds) porte