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» Tholosam, anno Domini M0CCC°IIII0 ; interprète ma- » gistro Mayno tune temporis judaeo, et postea dicto Jo- » hanne, converso in christianum, in expulsione judaeorum » a regno Francise1.» La traduction des œuvres médicales d'Averroès est donc en grande partie l'œuvre de l'école de Montpellier. Le travail se fit, comme d'ordinaire i par l'intermédiaire des juifs. Des faits nombreux établissent les rapports de Montpellier avec les Sarrasins d'Espagne, l'importance que les juifs y avaient acquise et la part qu'ils eurent à la splendeur de cette grande école2.
L'abrégé de l'Almageste ne fut pas connu des Latins. M. Littré3 a relevé d'importantes citations d'Averroès dans le Traité d'astronomie de Bernard de Verdun (vers \ 300), surtout en ce qui concerne la théorie des épicycles. Mais ces matières sont souvent traitées dans les commentaires philosophiques, surtout dans les livres XI et XII de la Métaphysique.
S iv.
On vient de déterminer d'une manière approximative l'époque où furent faites les traductions latines d'Averroès. Il est beaucoup plus difficile de fixer le moment où l'influence de ces textes nouveaux s'exerce sur l'enseignement et les doctrines du moyen âge.
Pierre de Blois, continuateur de la chronique d'In-
1. Il s'agit sans doute dePéditde la Chandeleur, 1290, par lequel Philippe le Bel chassa du royaume tous les juifs venus de Gascogne et d'Angleterre [Ordonnances des rois de Fr., t. Ier, p. 317), ou des nouveaux édits de proscription qui se succédèrent en 1309 et 1311 (ibid., p. 470, 488).