‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 122 sur 235 · Hist. litt. de la France, t. XXI, p · texte numérisé non relu

Hist. litt. de la France, t. XXI, p

gulphe, exposant Tordre suivi à l'école de Cambridge, vers 1 1 09, s'exprime ainsi : Ad horam vero jjrimam, F. Terricus, acutissimus sophista > logicam Arislotelis juxta Porphyrii et Averrois isagogas et commenta adolescentioribus tradebat. Launoy1, du Boula}''2, l'Histoire littéraire de la France 3, ont copié ce passage sans remarquer l'interpolation évidente qu'il contient4. Àverroès n'était pas né en 1109! L'abbé Lebeuf5 ajoutant les méprises aux méprises, a voulu qu'à Orléans comme à Cambridge, on enseignât au xie siècle les dialogues {sic) d'Aristote selon Porphyre et Averroès, et que Jean de Salisbury se les soit fait transcrire en Normandie par les soins de Richard Lévêque, archidiacre de Coutances. Lebeuf a confondu avec le passage de Pierre de Blois une lettre de Jean de Salisbury, où celui-ci demande en effet à Richard des ouvrages d'Aristote, mais ou, bien entendu, il n'est pas question d' Averroès 6.

La première apparition manifeste de la philosophie arabe dans le sein de la scolastique, a lieu au concile de

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