Hist. lltt. de la France, t. XVIII, p
3. Summatheol., pars II, quaest. 69, art. 3, p. 116, v. sqq. (Venet., 1576.)
-4. Fragments de Y Opus tertium, publiés par M.. Cousin. (Journ. des Sav., 1848, p. 347.)
Guillaume d'Auvergne est le premier des scolastiques chez lequel on trouve une doctrine qui puisse porter le nom d'Averroès, Je n'ai trouvé qu'une seule fois dans ses œuvres le nom du Commentateur; mais l'averroïsme est réfuté à chaque page de ses écrits, tantôt sous le nom d'Aristote, tantôt sous de très-vagues dénominations, comme Expositores *, sequaces Aristotelis ■; Aristoteles et sequaces ejus grœci et arabes 3, quifamosioresfuerunt Arabum in disciplinis Aristotelis\ Avicenna et alii qui in parte ista A ris toteli consens erunt* . Guillaume met toujours dans une même catégorie les commentateurs grecs et arabes. En général, le xine siècle regardait les Arabes comme des philosophes anciens, philosophi antiqui*) par opposition aux philosophi latini ou philosophes scolastiques. Les notions les plus simples de chronologie étaient tellement méconnues, qu'on semblait ignorer lequel d'Alexandre d'Aphrodisias ou d'Averroès a vécu avant l'autre.
Averroès, à l'époque de Guillaume d'Auvergne, n'était donc pas encore devenu le représentant des doctrines dangereuses du péripatétisme arabe; mais ces doctrines étaient dès lors parfaitement connues des Latins , et