‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 128 sur 235 · De legibus, Opp. t. I, p · texte numérisé non relu

De legibus, Opp. t. I, p

3, De Univ. Opp. t. I, p. 831.

bable que le passage cité par Guillaume appartient au commentaire d'Averroès lui-même.

Il ne manque , du reste ? dans les écrits de Guillaume que le nom d'Averroès, pour en faire le premier et le plus ardent adversaire de l'averroïsme. La théorie de la première intelligence, créée immédiatement par Dieu, et créatrice de l'univers, est vivement réfutée sous le nom d'Algazel1. La sagesse engendrée de Dieu , le logos teleios , voilà le véritable intellect premier, que n'ont connu ni les Arabes, ni les juifs, depuis qu'ils se sont faits les disciples des Arabes, mais qu'ont adoré Platon, Mercure Trismégiste et le théologien Avicébron , dont Guillaume, pour ce motif, fait un chrétien. L'éternité du monde est une damnable erreur d'Aristote et d'Avicenne2. Un moment elle semble attribuée à Abubacer Sarracenus3 '; mais évidemment Guillaume n'a pas vu qui il frappait sous ce nom.

Averroès n'est pas nommé davantage dans la longue argumentation de Guillaume contre la théorie averroïste par excellence , l'unité de l'intellect. Toute cette polémique est dirigée contre Aristote, ou contre ses disciples anonymes. « Debes scire quia eousque excœcati sunt , et « eousque intellectu déficientes , ut crederent unam ani- « mam mundi numéro quidquid in mundo est animatum « animare , nec aliud esse secundum essentiam et veri- « tatem animam Socratis quam animam Platonis , sed (( aliam animam , et hoc ex alietate animationis et ani- « mati4. » -—«De intelligentiarum numéro, dit-il ailce leurs , Aristoteles non tam errasse quam etiam insa-

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