De Unh., t. Ier, p
9. De Univ., IIP, I", cap. 21 et sqq.— Cf. Ibid, I* II-, cap. 16, 17, 18, 40,41; II* II", cap. 15.
substantielle hors de l'esprit. Par une singulière inconséquence, Guillaume établit, dans son traité De Anùna, que Dieu est la souveraine vérité, éclairant tous les hommes1, et Roger Bacon a pu invoquer son témoignage contre ceux qui prétendent que l'intellect actif fait partie de l'âme humaine 2. Mais Guillaume est un esprit timide et superficiel. Tout ce qui ressemble au panthéisme d'Amaury l'effraye; la Providence, la liberté, la création, la spiritualité de l'âme, l'immortalité sont toujours entendues par lui dans leur sens le plus étroit.
Non-seulement les doctrines d'Averroès étaient, à l'époque de Guillaume , introduites dans la scolastique ; il semble que les impiétés qui devaient plus tard se couvrir de son nom commençaient déjà à se faire jour. Dans son traité de l'Immortalité de l'âme , Guillaume nous apprend que ce dogme rencontrait plus d'un incrédule. Des esprits mal faits et mécontents de leur temps prétendaient que ce n'était là qu'une invention des princes pour contenir leurs sujets3. Le xvie siècle n'a eu aucune mauvaise pensée que le xme n'ait eue avant lui.