De anima, cap
2. Opus tertium [Journal des Savants, 1848, p. 346, art. Cousin).
3. Dum enim se vident fraudari prsesentibus delectationibus, et alias non expectant, nulio modo suaderi poterit eis quod aliud sit honestatis persuasio quam imperatorum deceptio. Opp. t. I, p. 329. — Cf. De anima, cap. 6.
commentaire est celle d'Avicenne; Avicenne est cité à chaque page de ses écrits i tandis qu'Averroès ne l'est qu'assez rarement, et parfois pour essuyer le reproche d'avoir osé contredire son maître1. Albert, toutefois, paraît avoir eu entre les mains tous les commentaires d'Averroès que le moyen âge a connus, excepté ceux de la Poétique et peut être des Éthiques, qui ne furent traduits qu'assez tard par Hermann. On peut croire que le commentaire sur la Métaphysique lui manquait également : en effet, on ne trouve que très-peu de citations d'Averroès dans sa Métaphysique. Or, Albert a coutume de fondre dans son texte tout ce qu'il a entre les mains. Il faut que la doctrine de l'unité de l'intellect eût déjà pris bien de l'importance et groupé autour d'elle un grand nombre de partisans 2, pour qu'Albert , non content de l'avoir combattue à diverses reprises , se soit cru obligé d'y consacrer un traité spécial3, que plus tard il inséra presque textuellement dans sa Somme''. Il nous apprend lui-même que ce fut à Rome, et par l'ordre du pape Alexandre IV (vers 1255), qu'il le composa5. La distinction de la théologie et de la philosophie reconnues comme deux autorités contradictoires, distinction qui, à toutes les époques, a caractérisé l'averroïsme , était déjà à l'ordre du jour6, et Albert pour y condescendre
1. Averroes cujus studium fuit semper contradicere patribus suis. [Phjs. 1. II, tr. l,cap. 40.)
2. Hic error in tantum invaluit, quod plures habet defensores, et perieulosus est nimis. (Opp. t. XVIII, p. 379-80.)
3. De unitate intellectus contra Averroistas. Opp. t. V, p. 218 (édit. Jammy.)
A. II pars, tr. XIII, quœst. 77, membr. 3. (Opp. t. XVIII).