Quodl. I, qusest. 17, et quodl. III, qusest
2. Fabricius, Bibl. med. et inf. lat., t. III, p. 43-44. (Eclit. Mansi.)
3. Direct, Inq,, pars II, quœst. 4, p. 174 sqq. (Roniae, 1578.)
concile de Vienne, il adresse trois requêtes à Clément Y : la création d'un nouvel ordre militaire pour la destruction de l'islamisme , la fondation de collèges pour l'étude de l'arabe, la condamnation d'Averroès et de ses partisans1. Raymond voulait la suppression absolue dans les écoles des œuvres du commentateur, et que défense fût faite à tout chrétien de les lire2. Il ne semble pas que le concile ait pris en considération aucune de ces demandes. Paris fut surtout le théâtre des exploits de Lulle contre les averroïstes3. Il a consigné dans une foule de petits traités, datés des années 1310 et 1312, les procès-verbaux de ses disputes4. Le plus ingénieux, dit-on, de ces factums était celui qui avait pour titre : De lamentatione duodecim principiorum Philosophise, contra Averroïstas, daté de Paris, 1310, et dédié à Philippe le Bel. Ptaymond, conformément au goût du temps pour les allégories, y introduisait dame Philosophie, se plaignant des erreurs que les averroïstes débitaient en son nom, et surtout de cette damnable doctrine que certaines choses sont fausses selon la lumière naturelle, tandis qu'elles sont vraies selon la foi. Philosophie déclarait solennellement devant les douze principes que jamais elle n'avait