‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 147 sur 235 · Jbid.j t II, p · texte numérisé non relu

Jbid.j t II, p

3. A la suite des Sentences de P. Lombard, et dans le ms. 331 de Sorb. et 33 de Montpellier. Quelques-unes de ces propositions se trouvent littéralement dans Averroès. Cf. II De anima, f. 53, édit. 1571.

l'âme ce que le soleil est aux yeux, et les anges, ce que sont les étoiles. Je ne dis pas ceci, ajoute Bacon, pour énoncer seulement mon opinion personnelle, mais pour combattre une des plus grandes erreurs qui soient en théologie et en philosophie. Les modernes (c'est-àdire l'école dominicaine) disent que l'intellect qui agit sur nos âmes et les illumine fait partie de l'âme. Cela est faux et impossible, comme je l'ai montré par des autorités et des raisons convaincantes. Tous les philosophes de la génération passée , dont quelques-uns vivent encore, ont identifié l'intellect actif avec Dieu. Deux fois j'ai entendu le vénérable pontife de l'église de Paris, messire Guillaume d'Auvergne, devant l'université rassemblée, réprouver ces novateurs, disputer avec eux, et leur démontrer par les mêmes raisons que j'ai données, qu'ils étaient dans l'erreur. Messire Robert , évêque de Lincoln, et frère Adam du Marais1, les plus grands clercs du monde, et consommés en science divine et humaine , ainsi que les anciens de ce monastère, étaient du même avis. Quelques frères mineurs présomptueux ayant demandé à frère Adam, pour le tenter et pour se moquer de lui : Qu'est-ce que l'intellect actif? il leur répondit : C'est le corbeau d'Élie, voulant dire par là que c'est Dieu ou un ange2. » Dans YOpus majus, Bacon, discutant la même question, adopte ouvertement l'opi-

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