‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 148 sur 235 · Cf. Opus Majus, p. 48, 64, etc · texte numérisé non relu

Cf. Opus Majus, p. 48, 64, etc

2 Opus tertium, cap. 23 (Journ. des Sav., 1848, p. 348-47). — Ces détails ne se trouvent point dans VOpus Majus, tel que Jebb l'a publié. Mais ils se lisent en termes presque identiques dans une copie de cet ouvrage, que possède la Bibliothèque de Saint-Grégoire in clivo Scauri à Rome : « Nam, Universitate Parisiensi convocata, bis vidiet audivi Ven, antisti- « tem Gulielmum, Parisiensem episcopum felicis mémorise, coram omni- « bus pronuntiare quod intellectus agens non potest esse pars animaï, et « D. Robertus episcopus Lincolniensis, et frater Adam de Marisco, et « hujus monasierii majores hoc idem firraaverunt, »

nion des maîtres arabes i. L'âme humaine est par ellemême incapable de science; la philosophie est le résultat d'une illumination extérieure et divine. L'intellect actif, principe de cette illumination , n'est point une partie de l'âme, mais une substance séparée de l'âme, comme l'artisan l'est de la matière, la lumière des couleurs, le pilote du navire2.

Le respect avec lequel Roger Bacon parle d'Averroès , prouve également qu'il avait trouvé dans son ordre, sur le commentateur, des traditions toutes différentes de celles de l'école dominicaine. « Avicenne , dit-il , a le premier remis en lumière la philosophie d'Aristote , mais il a essuyé de rudes attaques de la part de ceux qui l'ont suivi. Averroès, le plus grand après lui, l'a contredit outre mesure. La philosophie dWverroès, longtemps négligée, rejetée et réprouvée par les plus célèbres docteurs, obtient aujourd'hui le suffrage unanime des sages; peu à peu sa doctrine, assez digne d'estime en général , bien qu'on puisse la critiquer sur plusieurs points, a été appréciée3. » — « Après Avicenne , dit-il ailleurs, vint Averroès, homme d'une solide doctrine, qui corrigea les dires de ses prédécesseurs, et y ajouta beaucoup, quoique sur certains points il doive être corrigé, et sur beaucoup d'autres complété4. » Bacon cite expressément les commentaires sur la Physique5, sur le traité de l'Ame6, sur le traité du Ciel et du Monde7. Les traductions

1. Il nomme seulement Avicenne et Alfarabi, et ne désigne Averroès que par ces mots : Expositoves famosi et majores.

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