Oid., p
\. Ibid., p. 37.
B. lbid.,v. 12.
G. Ibid., p. 36.
7. Ibid., p. 27. — M. Arago [Ami. du bur. des longit. pour 1852, p. 449-
de Hermann l'Allemand, paraissent aussi le préoccuper beaucoup. Peu initié aux disputes théologiques, et toujours indulgent pour quiconque lui apprend quelque chose, il ne voit pas le venin de ces ouvrages, et reproche à ses contemporains de s'en tenir à de vieux auteurs sans mérite, au lieu de profiter de ces secours nouveaux offerts à la philosophie1.
La subtilité, la confusion de Tordre logique et ontologique, le penchant à réaliser les abstractions, qui caractérisent l'école franciscaine, établissaient plus d'un lien de parenté entre cette école et la philosophie arabe. Le chapitre général tenu à Assise, en 1295, se vit obligé de réprimer sévèrement le goût de la jeunesse de l'ordre pour les subtilités et les opinions exotiques*. Bien que plusieurs docteurs franciscains, Guillaume de Lamarre, Duns Scot, aient combattu Taverroïsme, et même reproché à saint Thomas d'y donner prise par sa théorie de l'individuation 3, le réalisme les entraînait forcément vers les thèses averroïstes. Dieu, dit saint Thomas, ne pouvait créer la matière sans la forme. Duns Scot déclare, au contraire, que la matière peut exister sans la forme , et que l'acte premier de toute génération est la matière informable , c'est-à-dire apte à recevoir toutes les formes , mais non informée. Cette matière unique et universelle est la même dans tous les êtres, comme le voulait Avicébron. Si Duns Scot s'éloigne d'Averroès sur des points de détail, comme sur îa quiddité provenant de la forme, sur les trois dimen-
450) a exposé l'opinion d'Averroès sur la scintillation des étoiles, d'après Pioger Bacon.
i. Op. maj., p. 21.