‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 16 sur 235 · lbid.% p · texte numérisé non relu

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h. Ibn-Abi-Oeeibia, dans la vie dlbn-Badja (ms. Bibl. nat, f. 195).

nue-t-il , est à présent occupé de ces études , non sans y être fort contrarié par ses concitoyens. Jamais il n'ose paraître en public, ni montrer à qui que ce soit les livres qu'il a écrits sur cette science ï. »

La vie d'Abu-Bekr Ibn-Zohr par Ibn-Àbi-Oceibia est pleine de traits semblables. « On sait , dit-il 2, comment Aîmansour conçut l'idée de détruire dans ses Etats les ouvrages qui traitent de la logique et de la philosophie, ordonnant que tous les livres de ce genre qu'on pourrait trouver fussent brûlés publiquement ; et comment il travailla à abolir l'étude de ces sciences , en persécutant les hommes qui s'y appliquaient , et en faisant punir sévèrement ceux qui étaient convaincus d'avoir lu de tels ouvrages, ou de les garder dans leurs bibliothèques. Lorsqu'il eut d'abord cette pensée, il chargea Abu-Bekr Ibn-Zohr, le neveu , de l'exécution de ses ordres; car, quoiqu'il sût bien qu'Ibn-Zohr était lui-même fort dévoué à l'étude de la logique et de la philosophie , il feignit de n'en être point instruit , ne voulant pas le persécuter à ce sujet. Abu-Bekr exécuta fidèlement la tâche qui lui était confiée. Il fit des recherches dans toutes les boutiques de libraires de Séville, ayant soin qu'il n'y restât pas un seul ouvrage traitant des sujets ci-dessus mentionnés, à la grande douleur des amis de ces sciences. Or il se trouva, à Séville, un homme d'un rang élevé, qui haïssait Ibn-Zohr, dont il enviait la faveur. Cet homme l'accusa de se livrer, malgré les injonctions du calife , à l'étude des ouvrages prohibés. Une dénonciation , signée de plusieurs témoins, fut envoyée à Aîmansour. Le calife ayant lu cet écrit, ordonna qu'on en saisît immédiatement l'au-

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