‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 160 sur 235 · Muratori, Script, rer. ital., t. XIV, col · texte numérisé non relu

Muratori, Script, rer. ital., t. XIV, col

4. Voy. ci-dessus, p. 148, etKrafft, Codd. hcbr. Vienn., p. 128. — De Rossi, Codd. heùr., t. II, p. 37-38.

5. Apud Albert Beham, Registrum epist.f p. 128. {Biblioihek des liter, rereins, Stuttgard, 1847.)

dont Gilles de Rome s'est fait l'écho. Le passage de cet auteur que nous avons rapporté plus haut (p. 202) a donné lieu à de graves méprises. On a dit que Gilles de Rome avait vu à la cour de Frédéric deux fils d'Averroès. Naudé, Vossius , Bayle et ceux qui les ont copiés, ont même supposé qu'il s'agissait de Frédéric Barberousse \ Or, Gilles de Rome ne fait que rapporter une tradition vague qu'il n'appuie pas de son témoignage, et cette circonstance quidiebus nostris obiit prouve évidemment qu'il s'agit de Frédéric IL La manière peu naturelle dont le passage en questiou est amené porterait même à croire que c'est une glose marginale , introduite dans le texte. Quoi qu'il en soit, ce bruit, trop facilement adopté, est en contradiction manifeste avec ce qu'Ibn-Abi-Oceibia nous apprend des fils d'Averroès. Les goûts arabes de Frédéric , son amour de la science , dénaturés par la haine des Mendiants et par celte suspicion naturelle qu'éprouve le peuple pour la science rationnelle, donnaient lieu aux rumeurs les plus étranges, aux calomnies les plus extravagantes 2.

1. Naudé, Apologie, p. 354 (Paris, 1625). — Bayle, Dîct. crit., art. Averroès, note A. — Jourdain, p. 150. — De Gérando, Hist. comp^ t. IV, p. 462.

2. On racontait des choses terribles de ses expériences : qu'il avait èventré des hommes pour étudier le phénomène de la digestion; qu'il avait fait élever des enfants dans l'isolement, pour voir quelle langue ils parleraient d'abord. Ces pauvres petites créatures moururent, faute de chants pour les endormir! Ses ménageries aussi déplaisaient fort aux mendiants et au peuple. — Cf. de R au mer, op. cit. p. 489 et suivi

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