Ego essem per esse tui, et tu per esse mei
3. Quum intellectus sit ab seterno, vel ab seterno fuit humana spe-
cies videtur quod jam est omnino perfectus et plenus speciebus intel-
ligibilibus.
tellects que de corps humains l. » Jean de Jandun repousse avec beaucoup plus de décision une opinion qu'il distingue de celle du commentateur, et d'après laquelle une seule âme éternelle s'individualiserait en chacun par une sorte de métempsycose. Il affirme sans hésiter, et, conformément au dogme théologique, que l'âme est formée par une création directe de Dieu au moment de la génération. Sur un grand nombre d'autres questions relatives à l'intellect et à l'intelligible, Jean de Jandun s'éloigne également de l'opinion du commentateur.
Le servite frà Urbano de Bologne est un autre exemple de ces religieux qui, comme Baconthorp, affichaient sans crainte le nom à'averroïste. Mazzuchelli8 et Mansi3 veulent qu'il ait enseigné la théologie à Paris, à Padoue et à Bologne. Mais Tiraboschi 4 fait observer que le père Giani, annaliste de l'ordre des servites s, et les anciens documents dont il s'est servi, parlent seulement de l'école de philosophie que frà Urbano tint à Bologne. Le principal de ses ouvrages est de 1334, et il nous y apprend lui-même qu'il était alors avancé en âge6. Cet ouvrage, qui lui mérita le surnom de Père de la philosophie , est un volumineux commentaire du commentaire d'Averroès sur la Physique d'Aristote. Antoine Alabanti, général des' servites, le fit imprimer à Venise en 1492, sous ce titre : Urbanus Averrolsta, phllosophus summus, ex almlfico servorum B. M. V.
\ . Ipse est numeratus in diversis secuiidum numerationem corporum liumanorum. — On lit à la marge : Opinio sacrœ fidei.