Annales Servorum B. M. V.t vol. Ier, p
6. Mansi (1. c.) le fait beaucoup plus moderne, mais sans citer aucune autorité.
ordine, commentorum omnium Averoys super librum Aristotelis de Phjsico auditu expositor clarissimus , avec une préface de Nicoietti Yernias *. L'auteur annonce dans le prologue l'intention de composer un semblable commentaire sur le commentaire du traité du Ciel et du Monde. Averroès, on le voit, a déjà remplacé Aristote ; c'est son texte que l'on commente, en lieu et place de celui du philosophe. Frà Urbano, selon Tiraboschi, qui avait vu un exemplaire de son commentaire dans la bibliothèque d'Esté à Modène, ne soutenait aucune des opinions coupables d'Averroès. Il ne paraît pas d'ailleurs qu'il ait exercé une grande influence; car on ne trouve pas de manuscrits de ses ouvrages dans les bibliothèques de Venise et de Lombardie.
Yers la même époque, Zacharie, professeur de rhétorique {eloquentiœ latinse didascalus) à Parme, écrit une thèse De tempore et motu contra A 'verojm, qui se trouve dans le n° 1749 du fonds de Sorbonne2. L'ouvrage est de mince valeur ; mais il atteste combien les questions averroïstiques étaient à l'ordre du jour dans les écoles du nord de l'Italie, au commencement du xive siècle3.
Paul de Yenise (mort en 1429)4, l'un des docteurs les