‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 184 sur 235 · Facciolati, II«pars · texte numérisé non relu

Facciolati, II«pars

quelques noms , et ces noms ne seront pas toujours les plus illustres.

Telle est l'origine des deux factions philosophiques, connues sous le nom d' Alexandristes et d' Averroïstes. Il ne faudrait pas cependant attribuer à cette distinction une trop grande importance. M. Ritter a été jusqu'à révoquer en doute l'existence de ces deux partis l. Il est certain du moins que la démarcation n'a pas la précision qu'on pourrait être tenté de supposer \ et qu'il est très-peu de maîtres , au xvie siècle , que l'on puisse classer décidément parmi les averroïstes ou les alexandristes. La véritable division des péripatéticiens de la renaissance est en péripatéticiens arabes et en péripatéticiens hellénistes. Or, cette division ne coïncide nullement avec celle des alexandristes et des averroïstes. Les hellénistes, comme Léonicus Thomœus, se mettaient en dehors de ces disputes scolastiques. C'est donc bien à tort que quelques historiens de la philosophie, Tennemann par exemple2, ont attaché une grande importance à cette division , qui n'est guère fondée que sur un passage de Marsile Ficin3, et à laquelle on ne serait point mené par l'étude des sources.

L'immortalité de l'âme est considérée d'ordinaire comme le point de divergence des alexandristes et des averroïstes. L'immortalité, en effet, était, vers 1500,

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