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2. Sccutus Aphrodisœi placita , cujus dogmate ad corrumpendam juventutem dissolvendamque Christian» vitœ disciplinam, nihil pestilentius induci potuit. (Pauli Jovii Elogia, cap. lxxt, p. 164.) Cf. Brucker, t. IV, p. 162. — Bayle, art. Pomponace, note B.
sions; que la prière, l'invocation des saints, le culte des reliques sont de nulle efficacité; que la religion n'est faite que pour les simples d'esprit1. Voilà ce qu'on appelait averroïsme , voilà ce que les gens d'esprit soutenaient dans les cours et dans les cercles lettrés , affectant de mettre le représentant de cette doctrine au-dessus des évangélistes et des apôtres, et de faire de ses écrits leur lecture favorite2. Cet averroïsme des hommes du monde est bien celui de Pomponat. Peu s'en faut qu'il ne renouvelle le blasphème des «Trois Imposteurs3. » L'apparition des religions (leges), et leur décadence sont un effet de l'influence des astres4. Le christianisme est déjà refroidi; il n'a plus la force de produire des miracles5. Que dire de ce dilemme contre la Providence, où il se complaît avec une évidente malice ? « Si les trois religions sont fausses , tout le monde est trompé ; si , sur les trois , il n'y en a qu'une de vraie , il y en a deux de fausses , et par conséquent la majorité est toujours trompée. » Cela n'est-il pas bien du temps où l'on discutait la question de savoir lequel des trois législateurs a le mieux réussi et gagné le
1. Campanella regarde le machiavélisme et l'averro'ïsme comme deux rejetons parallèles de la doctrine d'Aristote. Cf. Brucker, t. IV, p. 472- 73; t. V, p. 140.
2. Audivirnus Italos quosdam qui suis et Aristoteli et Averroi tantum temporis dant, quantum sacris litteris ii qui maxime sacra doctrina delectantur, tantum vero fidei quantum apostolis et evangelistis ii qui maxime sunt in Christi doctrinam religiosi, Exquo nata sunt in Italia pestifera illa dogmata de mortalitate animi et divina circa res humanas providentia, si verum est quod dicitur : nihil enim preeter auditum habeo. (Melchior Canus, De locls theol. 1. X, cap. v.)