Gayangos, t. Ier, p
4. Ms. ar.,Bibl. nat., f. 196. — Gayangos, t. Ier, append., p. xv.
lucidité d'esprit, de puissantes facultés. » Plusieurs témoignages cités par EUAnsâri le représentent comme un des hommes dont la réputation avait atteint les confins de l'islamisme1. L'historien Jafeï 2 vante sa pénétration, son application constante à l'étude et l'universalité de son savoir en jurisprudence , théologie , médecine , philosophie , logique , métaphysique et mathématiques. Enfin dans une intéressante discussion sur la prééminence de l'Andalousie et de l'Afrique , citée par Makkari , Ibn-Roschd figure en un rang honorable parmi les grands hommes que le défenseur de l'Andalousie allègue pour soutenir la supériorité de ce pays3.
Léon l'Africain raconte que le célèbre Fakhr-eddîn Ibn-al-Rhatib Razi ayant entendu parler au Caire de la réputation d'Ibn-Roschd, nolisa un navire à Alexandrie pour aller le voir en Espagne; mais qu'ayant appris les disgrâces que son hétérodoxie lui avait attirées, il renonça à ce voyage. Lui-même, en effet, avait éprouvé de semblables désagréments à Bagdad pour ses opinions philosophiques. Mais la biographie d'Ibn-al-Khatib , dans Léon , est remplie de si grossières contradictions , que ce récit ne mérite aucune créance. Quelques lignes plus bas, Léon le fait mourir cent soixante-quatorze ans après Averroès! Quoi qu'il en soit, Fakhr-eddîn paraît avoir été un disciple de cette libre philosophie qui fut plus tard caractérisée chez les Latins du nom <Vaver~ roïsme. Il commenta Aristote et Avicenne; après sa mort , on trouva chez lui des vers où il chantait l'éter-