‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 201 sur 235 · Edit. 1553, f. 11 v · texte numérisé non relu

Edit. 1553, f. 11 v

2. Marini, Degli Arclààtri Pontifie} (Rome, 1784), vol. I'1', p. 292, 367.— Wolf, T, p. 06G; III, p. oi5. — Antonio, t. 1", p. 467 — Carmoly, Histoire des médecins juifs, p. 145 et suiv. — Wolf a pris pondes ouvrages originaux quelques unes des traductions de Mantino.

3. Cf. Wolf, I, p. 70.— Richard Simon, lllst. ait. Jet. Test., p. 536.

4. Sa traduction de la paraphrase âe la Poétique se lit dans l'édition de IliGO. Bagolini avait préféré celle de Mantino.

Jean-François Burana de Vérone, professeur à Padoue1, est le seul chrétien qui figure dans cette liste de traducteurs. Il est infiniment probable que Burana s'appropria le travail de quelque juif; car on ne saurait croire qu'à cette époque un chrétien ait pu savoir assez bien l'hébreu rabbinique pour traduire, même médiocrement, des textes aussi difficiles : pourquoi d'ailleurs se donner cette peine, quand on avait autour de soi des juifs tout prêts à faire la besogne per alcuni danari? 11 paraît qu'on attribua aussi à Burana la connaissance de l'arabe0, il résulte au moins de documents inédits que Maffei avait entre les mains, qu'il traduisit plusieurs auteurs grecs. Quoi qu'il en soit, Burana figure dans l'édition des Juntes pour les grands commentaires des Analytiques , sur lesquels on n'avait avant lui que les expositions moyennes. Son travail avait déjà été imprimé en 1 539. Marc Oddo se plaint vivement de la défectuosité de cette traduction, qu'il fut obligé de corriger par celle de Mantino 2.

Paul l'Israélite donna la paraphrase du traité du Ciel et le prologue du XIIe livre de la Métaphysique ; Vital N issus, la paraphrase du traité de la Génération; Caio Calonyme, médecin de Naples, figure comme traducteur de la Destruction de la Destruction , et de la lettre sur X Union de V intellect séparé1. Sa version est plus complète que celle qui fut faite de l'arabe au moyen âge, et sur laquelle Niphus composa son commentaire. A cela près, ce travail lui fait peu d'honneur. Je ne sais s'il

1. Facciolati, IIa pars, p. 115. — Maffei, Verona illuslrata, parte 11% p. 426-127. — Maffei et Facciolati, trompés par le titre de l'édition de 1539 , ont pris pour deux auteurs différents Averroès et Àlubidus Rosadis [sic).

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