De subtil., 1. XIX, p
4. Apologie des grands hommes, p. 232 (Paris, 1669). — Bavle, Averroès, not. F.
roïstes Claude Bérigard \ Brucker 2 l'a complètement absous de ce reproche. Bérigard, au contraire, doit être compté parmi les adversaires du péripatétisme en général et de l'averroïsme en particulier. Il admet l'infusion de l'âme individuelle au moment de la naissance, et par conséquent la pluralité des âmes. On comprend toutefois que son naturalisme décidé , ses négations hardies lui aient donné place parmi les averroïstes, dans l'acception plus large que l'opinion donnait à ce mot.
Mais le type le plus original de l'averroïsme ainsi entendu, c'est sans contredit l'infortuné Vanini. Lui-même nous assure qu'il eut pour précepteur un carme, Jean Bacon, dit le prince des averroïstes , qui ne faisait jurer son élève que par Âverroès 3. Nous prenons ici en défaut la véracité de Vanini : le personnage dont il veut parler est sans contredit Jean Baconthorp, qui mourut en 1346, deux cent quarante ans avant sa naissance 4 ! Il semble du reste que Vanini ait pris à tâche de mystifier le public sur le nom de ses maîtres. Il se donne sans cesse comme élève de Pomponat ; or, Pomponat mourut en 1525, et
i. Leibniz, Opp. I, p. 73.