‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 227 sur 235 · Discuss. Perip., 1. XII, p. 106 v · texte numérisé non relu

Discuss. Perip., 1. XII, p. 106 v

4. Vimercati est donné comme averroïste par les Coïmbrois (In 1. II De anima, cap. i, qusest. 7, art. 1.)

b. Prsef. in Averrois Collée t. mea1., p. 81 (édit. 1553).

roïsme1. Il s'y fît plusieurs éditions des œuvres médicales et philosophiques d' Averroès, « lesquelz livres et traictez, dit le privilège du roi très-chrétien Henri II, sont plains et décorez de belles et singulières auctoritez de philosophie au bien et proffît de la chose publique de notre royaume ; et pour l'utilité et instruction d'iceux qui les vouldront veoir et lire, » Cette royale recommandation ne fut pas fort écoutée. Averroès , au xvie siècle, sortit définitivement des écoles françaises2, et il faut croire que Reckermann exprimait un souhait tout à fait personnel quand il demandait avec instance que la typographie Médicéenne, qui avait publié le texte arabe d'Avicenne, donnât pareillement celui d' Averroès3.

L'Espagne et le Portugal, ou la scolastique s'est continuée presque jusqu'à nos jours, virent aussi se prolonger plus longtemps l'autorité d' Averroès. Antonio a recueilli les éloges qui lui ont été donnés par un grand nombre de médecins espagnols et portugais4. Il est pourtant jugé d'une manière fort sévère par les jésuites de Coïmbre8.

t . Je trouve imprimé à Lyon , en i 582 , un traité Isidori Isolant in averroistas , de œternitate mundi, en quatre livres.

2. Théophile Raynaud, parlant des efforts de Raymond Lulle pour faire condamner Averroès, s'exprime ainsi : « Congruentior et exauditu faeilior fuisset petitio, pro quanunc, quœ Dei henignitas est ! non est satagendum : nimirum ne Averroès oraculi loco esset in scholis ; quod quum superiori seculo et paucis anteriorihusinvaluisset, prœsertim inltalia, oceasio fuit magnorum in oris illis errorum et inutilis diligentiaï,... quod indignissimum fuisse nemo non videt. Nnnc Averrois in scholis depontanus evasit. » [Erotemata de ma lis ac bonis libris, n° 340, p. 200, Lugd. 1653.)

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