Voy. Bayle, art. Averroès, note I
4. Bibl. hisp. vet.,\. II, p. 395 (édit. Bayer). Averroès plus quam com-
mentator, seu malleus medicorum verius appellandus — vir acutissi-
mus, suhtilissimus; — Philosophus post Aristotelem admirandus; — Post Galenum medicus summus.
5. Hœc commentatoris seu commentitoris potius de unitate intellectus sentenlia adeo stulta est, ut merito Scotus in iv Sent., d. 43, q. 2, dixerit
Ailleurs, relégué parmi les « livres des scolastiques, qui ne servent plus fors à envelopper des anchoues ou en faire des cartons1, » Averroès se défigure étrangement dans l'opinion. Ces lourds commentaires, que l'on pourrait consulter avec tant de facilité, on se les représente comme des libelles pleins de blasphèmes. Chose surprenante ! ni Bayle, niBrucker2, qui consacrent à Averroès des articles étendus , où ils ont recueilli les récits les plus hasardés qui couraient sur son compte, n'ont songé à ouvrir ses oeuvres. On dirait qu'il s'agit d'ouvrages inédits ou rares, dont on est obligé de parler de confiance. Naudé, qui aurait dû apprendre à le mieux connaître durant son séjour à Padoue, le représente comme un franc athée, et lui applique le mot de Tertullien : Sub pallio philosophorum patriarcha hsereticorum} '. Au jugement de Duplessis-Mornay, Aristote est peu religieux, mais Averroès son interprète est du tout impie'*. Duplessis s'est même donné la peine de réfuter en forme la théorie de l'intellect universel3. Campanella , et après luiBérigard, regardent Averroès comme le premier auteur du blasphème des Trois Imposteurs6. Je ne sais quel hon-
dignum esse Averroem qui ob lias ineptias ex hominum comimmione averruncetur; alii vero hoc ejus figmentum monstrum vocarint quo nullum majus Arabum sylvse genuerint. Certe hoc unum sat esse debuisset ad eos coarguendos qui filium Rois tanti faciunt, ut ejus animam Aristotelis anîmam esse dicant. (In 1. II De anima, cap. i, qusest. 7, art. 2.)
1 . Eonivard, Advis et devis des lengues. [Bibl. de l'École des chartes, 2e série, t. V, p. 356.)
2. Illi definient quibus plus est temporis, otii atque patientiœ ad evolvenda scripta nostro tempore plane inutilia. (Bruck., t. III, p. 108.)
3. Naudœana, p. 21 (édit. 1701). — Apologie, p. 232 (édit. 1669).
4. Delà vérité de la relig. chrét.^ chap. xx, f. 258 v°, 259.