‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 229 sur 235 · Ibid., chap. xv · texte numérisé non relu

Ibid., chap. xv

6. Propterea exiit liber de Tribus Impostoribus in Ger mania juxta Averrois et Aristotelis dogmata, volentium. législatures esse impostores ,

nète théologien anglais l'appelle un monstre d'homme , le secrétaire de l'enfer*. Le mot célèbre : Moriatur anima mea morte philosophorum, suffit à Vossius pour en faire un franc libertin2, et à La Monnoie pour l'ériger en contempteur fanatique de toutes les religions3. Gui Patin en paraît beaucoup moins scandalisé, et le range simplement parmi les déistes4. Un autre se croit autorisé par un passage de Garasse à attribuer à Averroès l'étrange politique que voici : « Pour les hommes (c'est l'opi- « nion de Vanini que l'on expose) faudrait faire comme « les bûcherons font tous les ans dans les grandes forêts : « ils y entrent pour les visiter, pour y reconnaître le bois « mort ou le bois vert, et effemeler la forêt, retranchant « tout ce qui est inutile et superflu ou dommageable, pour « retenir seulement les bons arbres ou les jeunes baliveaux « d'espérance. Tout de même, disait ce méchant athéiste, « faudrait tous les ans faire une rigoureuse visite de tous « les habitants des grandes et populeuses villes, et mettre « à mort tout ce qui est inutile et qui empêche de vivre « le reste : comme sont les personnes qui n'ont aucun « métier profitable au public, les vieillards caduques, les « vagabonds et fainéants; faudrait effemeler la nature, « éclaircir les villes, mettre à mort tous les ans un mil- « lion de personnes , qui sont comme les ronces ou les

et prœcipue, ut dicit Averroès, Christum, Moysen et Maliumetem. (De gentil, non retinendo , p. 3.1.) — Averroès scripsit contra très législatures, Christum, Mosem et Mahumetum , deditque materiam scriptori impio de Tribus Impostoribus. (Jt/ieismus triwnphatus, seu reductio ad /W/g/onem, cap. n, a. 19.) — Cf. Berigardum, in Prsef. Circul. Pisan., p. 5.

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