‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 230 sur 235 · Patiniana, p. 96-97 (édit · texte numérisé non relu

Patiniana, p. 96-97 (édit

(( horties des autres pour les empêcher de croître *. » Voilà, s'écrie après avoir cité ce passage un des biographes de Vanini , voilà des fruits de l'école d'Averroès 2 ! Enfin, au xviie siècle, quelques jésuites eurent encore l'heureuse idée de réfuter Averroès. Antoine Sirmond, dans son livre contre Pomponat (Paris, 1625, juste cent ans après la mort de Pomponat!) s'escrima vigoureusement contre l'intellect unique3. Cette hypothèse rendrait Dieu responsable des erreurs des hommes; elle suppose d'ailleurs qu'un même sujet est susceptible de modifications opposées. Que si Averroès a seulement entendu parler de l'action de Dieu sur l'intelligence comme cause première, Sirmond n'a rien à y redire; mais il se soucie peu de savoir si telle a été réellement sa pensée4. Possevin, son collègue, est bien plus sévère. Averroès est à ses yeux le chorége de l'impiété; l'édition des Juntes et de Bagolini, une œuvre de Satan3. Il transcrit dans toute son étendue la longue diatribe de Vives, et ne peut concevoir qu'un chrétien songe à demander des leçons à un impie qui, au milieu des flots de lu-

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