‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 61 sur 235 · Epit. Metaph., tr. IV, f. 395 v° et sqq · texte numérisé non relu

Epit. Metaph., tr. IV, f. 395 v° et sqq

3. Pour s'en convaincre , il suffit de lire l'Abrégé de la Métaphysique, tract. IV, f. 39G. Un instant pourtant Ibn-Roschd semble identifier Dieu et l'intelligence première ; car, dit-il , la nature n'a rien de superflu. [Ibid.% f. 397.)

A. Metaph., 1. XII , f. 344- v°. Il se peut que tout ce passage ait été interpolé par le traducteur hébreu. — Cf. Destr. Désir., disput. XII et XV.

Galien a entrevu la même vérité, quand il parle de cette forme informante, à laquelle appartient véritablement le nom de créateur1. Plusieurs sectes religieuses, plus ou moins empreintes de gnosticisme, les Talimites, les Baténiens, les Sabéens professaient une doctrine analogue et admettaient l'intelligence comme le premier-né de toute créature \

« La nature des astres, avait dit Aristote , étant une certaine essence éternelle, et ce qui meut étant éternel aussi et antérieur à ce qui est mû..., il est évident qu'autant il y a de planètes, autant il doit y avoir d'essences, éternelles de leur nature et chacune immobile en soi.... L'une est la première, l'autre la seconde, dans un ordre correspondant au mouvement des astres entre eux3. » «Une tradition venue de l'antiquité la plus reculée, dit-il ailleurs , et transmise à la postérité sous l'enveloppe de la fable, nous apprend que les astres sont des dieux , et que la divinité embrasse toute la nature. Tout le reste n'est que mythe.... Mais si on en dégage le principe pour le considérer seul, savoir que les premières essences sont des dieux, on pensera que ce sont là des doctrines vraiment divines4.... » Cet aperçu bizarre, qui semble une réminiscence de Pythagore ou de Platon, et qui a surpris tous les commentateurs, au point que plusieurs critiques n'ont pas craint de révoquer en doute l'authenticité du livre où il se trouve 5, fut le texte primi-

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