Ibid. (trad. Cousin, p. 212). — Éd. Brandis, p
5. Cf. Vacherot , Théorie des premiers principes selon Aristote (Caen, 1836), p. 48 et suiv. — Ravaisson, Essai sur la Métaph. d* Aristote, t. Ier, p. 103, 104. — Pierronet Zévort, Métaph. d'Arist.^X. Ier, introd. lxxxviii
tifde la théorie des intelligences, qui forme un des points les plus caractéristiques de la philosophie des Arabes, et à laquelle leur syncrétisme mêla tant d'éléments étrangers. L'hypothèse mécanique de Newton a si profondément pénétré nos idées sur le système de l'univers, que toutes les conceptions de l'antiquité , du moyen âge , de la renaissance, de Descartes lui-même sur le Monde, nous apparaissent aujourd'hui comme les rêves d'un autre âge. Quelque effort que nous fassions, nous ne renoncerons jamais assez franchement à nos idées modernes pour comprendre, c'est-à-dire pour ne pas trouver absurdes, le de Cœlo et Mundo , le traité du Monde à Alexandre, le de Substantia Orbis. L'homogénéité de l'univers était alors mal comprise : on ne pouvait supposer qu'un même système s'étendît à toutes les parties du monde, et que la même loi qui détermine ici-bas le mouvement d'un atome présidât aux révolutions des corps célestes. Ibn-Roschd n'est donc pas responsable de ce que sa théorie du ciel peut avoir pour nous de bizarre et d'inconcevable. Le ciel est à ses yeux un être éternel, incorruptible, tout en acte, simple, sans pesanteur, mû par une âme \ En effet, le mouvement circulaire ne peut venir que d'une âme, les corps n'étant susceptibles que du mouvement de haut en bas. Le ciel n'est pas composé de matière et de forme. Il n'est dans le lieu que par accident2. C'est le plus noble des êtres animés3. Infini quant à la durée, le mouvement du ciel ne l'est pas quant à la quantité4. Si une seule étoile venait s'ajouter au corps
et lxxxix, et t. II, p. 361 et suiv. — Michelet (de Berlin), Examen critique de la Méiaph. d1 Aristote, p. 19-4-195.
i. De Substantia Orbis, cap. v. — De Cœlo et Mundo, f. 67 v°.