Cap. -xxxii (Opp., 1. 1, p. 434, édit
A. Mabillon, Acta SS. Ord. S. Bened., Sec. iV, pars II, prsef.,
bibliothèques d'Angleterre K Ratramne traite son adversaire d'hérétique, plus digne d'être réprimé par l'autorité que combattu par le raisonnement, et l'amène à dire qu'il n'y a au monde qu'un seul homme et qu'une seule âme? erreur si absurde, ajoute-t-il , que son auteur devrait s'appeler Baccharius et non Macarius* \ Il paraît, du reste, que cette doctrine n'était pas rare chez les Hibernais. Une collection de canons pour l'Eglise hibernaise, qui se trouve dans un manuscrit du fonds de Saint-Germain (n° 121, écrit au vme siècle)3, renferme (fol. 182-184) un chapitre sur l'âme, où sont curieusement agitées plusieurs questions qui semblent avoir trait aux erreurs de Macarius. La même doctrine est du reste mentionnée dans Bède4 et se retrouve dans le Panthéon de Godefroi de Viterbe, attribuée aux manichéens et à Platon3.
p. lxxvi etsqq. ; Annales Ord. S. Bened., t. III, p. 139-440. — Dom Ceillier, Hist. génér. des auteurs ecclés., t. XIX, p. 159. — Ellies Dupin, Bill, ecclés. ixe siècle, p. 237-258. — Fabricius, Bibl. med. et inf. Latin. , t I, p. 243 — Hist. llttér. de la France, t. IV, p. 258-259; t. V, p. 350. — C'est par inadvertance que Fabricius a écrit Marianus Scotus, confondant ainsi notre hibernais du ixe siècle avec le bénédictin de Fulde du xie. Mabillon et les auteurs de YHïst. litt. de la Fr., proposent d'identifier Macarius Scotus ou avec Scot Érigène ou avec un Macarius, à qui Raban-Maur dédie son livre du Comput.
1. Catal. mss Angliœ et Eiberniœ, mss. Coll. S. Bened. Cantabrig. , n° 1567; mss. Coll. Sydney-Sussex , n° 734; mss. Coll. S. Trinit. apud Dubl.,n° 816.
2. Quoniam non beatus , sed stultus et ebrius talia somniavit.
3 . Une partie de ce précieux recueil a été publiée par Dacberi (Spicil. , t. I, p. 492) et une partie par Marlène [Thés. Jnecd., t. IV, init.). Mais le chapitre dont nous parlons ici est resté inédit.
4. Mundi constitutio, inter Bedse Opp., t. I, col. 397 (Basil. , 1563):