‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 79 sur 235 · Œuvres de Wali, publiées par M. Garcin de Tassy , p. vin · texte numérisé non relu

Œuvres de Wali, publiées par M. Garcin de Tassy , p. vin

2. De animes beat , f. 355 r° et v°. — De connex. intell, abstr, cum homine, f. 359 v° et 360. Et quum Avennasar credidit in fine suorum dierum pervenire ad hanc perfectionem et non pervenit, posuit impossible hoc et vanum, et dixit esse fabulas vetularum. Sed non est ut dixit vir iste.

3. Voy. l'analyse du Traité de la possibilité de l'union, donnée par

Cette théorie a un nom dans l'histoire de la philosophie; elle s'appelle mysticisme rationaliste. C'est l'Ivwcri; des alexandrins ; c'est l'exagération de ce qu'Aristote avait dit avec sagesse et tempérance sur les effets de la spéculation, qui nous rapproche de Dieu et nous fait participer à sa félicité. Aristote suffit toujours pour expliquer les doctrines les plus hasardées de la philosophie arabe. On ne peut douter que la théorie de l'union ne soit calquée sur la description de la vie divine, telle qu'elle se lit aux chapitres vu et ix du XIIe livre de la Métaphysique. Le voOç pense toujours, et toujours pense l'objet îe plus divin, qui est lui-même. La pensée divine saisit le bien dans un instant indivisible , elle est l'actualité de toute intelligence, c'est-à-dire le souverain bien, car penser est le plus grand bonheur et la chose la plus excellente. Et ce qu'il y a d'admirable , c'est que Dieu jouisse éternellement de ce parfait bonheur dont nous n'avons que des éclairs *, Dans le Xe livre des Morales a Nicomaque, le souverain bonheur de la vie selon l'esprit, de la vie contemplative, est décrit en termes plus magnifiques encore. « Mais une telle vie, ajoute Aristote, est peut-être au-dessus de l'humanité, car ce n'est pas à titre d'hommes que nous en jouissons, mais à cause de ce qu'il y a en nous de divin2. » Ainsi l'individualité et les limites de la nature humaine étaient scrupuleusement respectées.

A la théorie de l'union se lie très-intimement dans l'esprit des Arabes la question de la perception des sub-

M. Munck, d'après la traduction hébraïque [Dict. des se. phll.y t. III,

1. Édit. Brandis, p. 249. — Trad. Cousin, p. 200, 213. Cf. De partibus anirn., 1. IV, cap. x. — J. Simon, De Deo Aristotelis, p. 18-19.

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