Mor. Nic.}\. X, cap. vu et vin
stances séparées (t& xs^copisf/iva). Une question qu'Anstote s'est posée et qu'il n'a pas résolue, a suggéré aux Arabes d'interminables conjectures. Après avoir expliqué comment le voiïç conçoit les choses abstraites, le philosophe ajoute : « Nous verrons plus tard s'il est ou non possible que, sans être elle-même séparée de l'étendue, l'intelligence pense quelque chose qui en soit séparé1. » Il n'est pas facile de dire en quel endroit Aristote a tenu sa promesse2. Ibn-Roschd entreprit de suppléer à son silence dans un traité resté inédit, mais dont nous avons les traductions hébraïque et latine3, sous ce titre: Traité de F intellect matériel ou de la possibilité de l'union, et que deux philosophes juifs, Joseph ben Schem-Tob et Moïse de Narbonne, ont accompagné de commentaires4.
Les Arabes, comme les scolastiques , ont entendu par les x££c«>pL<7|/iva d'Aristote , les intelligences séparées , les anges, les sphères, l'intellect actif3. La question est donc de savoir si l'homme peut arriver par ses facultés naturelles et expérimentales à la connaissance des êtres invi-