Philos, autodld. Proœm., p. 16 (édit. Pococke
2. Nous le voyons figurer en cette qualité dans un récit d' Abd-el- W ahid (édit. Dozy, p. 222).
commentaire sur le quatrième livre du traité des Parties des Animaux , achevé cette année, il s'excuse des erreurs qu'il a pu commettre , parce qu'il est très-occupé des affaires du temps , et éloigné de sa maison de Cordoue, où sont tous ses livres1. Il faut placer vers 567 (1171) son retour à Cordoue2 : c'est sans doute depuis cette époque qu'il composa ses grands commentaires. Il s'y plaint souvent de la préoccupation des affaires publiques, qui lui enlèvent le temps et la liberté d'esprit nécessaires pour ses travaux. A la fin du premier livre de son Abrégé de V Aima geste , il dit qu'il a dû forcément se borner aux théorèmes les plus importants , et se compare à un homme qui, pressé par l'incendie , se sauve en n'emportant que les choses les plus nécessaires. Ses fonctions l'obligeaient à de fréquents voyages dans les différentes parties de l'empire almohade. Nous le trouvons , tantôt en deçà , tantôt au delà du détroit , à Maroc, à Séville , à Cordoue, datant ses commentaires de ces différentes villes. En 1 1 78 , il écrit à Maroc le De substantia orbis ; en 1179, il achève à Séville un de ses traités de théologie; en 1182, lousouf l'appelle de nouveau à Maroc, et le nomme son premier médecin , en remplacement d'Ibn-Tofaïl 3 ; puis il lui confère la dignité de grand kadhi de Cordoue. Sous le règne de Iakoub Almansour-billah, nous le trouvons plus en faveur que jamais. Àlmansour aimait à causer avec lui de sujets scientifiques ; il le faisait asseoir sur le coussin réservé à ses plus intimes favoris ; et dans
1 . Munck, 1. c— Ce passage a été cité par Patrizzi [Discuss. Perip., 1. X, f. 94 (Venet., 1571). 11 est altéré dans l'édition des Juntes. Opp., t. VI, f. 103v°(édit. 1550).
2. Pour la discussion de ces dates, voy. l'article de M. Munck, p. 158-159.