I. Traités philosophiques
1 *» L'ouvrage connu sous le nom de Destruction de la Destruction, en arabe Tehafot elTehafot *, réfutation de Touvrage d'Algazzali, intitulé : Destruction^ des philosophes. L'ouvrage est mentionné par Ibn-Abi-Oceibia et par
* Dhéhébi n'a fait que copier Ibn-Abi-Oceibia et Ibn-el-Abbar.
' Cf. Wustenfeld, Geschichte der arab. jErzte, p. 105 et suiv.
' Bayle, Antonio, Brucker, et presque tous les anciens critiques ont donné le titre hébreu Happalath hahappala pour le titre arabe. Cf. Bayle, note G. — Antonio, t II, p. 399. — Brucker, t. III, p. 103. — Wolf, Bibl. hebr. t. III, p. 16, — Que dire de d'Herbelot qui suppose Algazzali postérieur à Ibn- Roschd fart. Roschd)!
* La nuance du mot Tehafot est difficile à saisir. M. Gosche {Ueber Ghâzzalîs Lebenund Werke, p. 268) a repris l'interprétation de M. Schmœlder» {Essai, p. 215), repoussée par M.Munk {Mélanges, p. 372 et suiv.). Jecroisbien quele sens que Gazzali avait en vue pour ce mot était « tomber les uns sur les autres. » L'idée exprimée par le titre de son ouvrage est donc que tous les systèmes croulent comme un château de cartes. Ibn-Roschd veut exprimer, par titre du sien, qu'il va faire crouler également l'ouvrage de Gazzali.
la liste de l'Escurial*. Il existe en hébreu* et en latin'. Mais cette dernière version est très-inexacte et peut-être interpolée. La doctrine qui y est exposée est sur plusieurs points, en contradiction flagrante avec celle d'Ibn-Roschd.
2° De Substantia Orbis, ou De compositione corpons cœlestis. Lalistede l'Escurial et Ibn-Abi-Oceibia mentionnent plusieurs ouvrages distincts sous ce titre. En effet, ce traité est composé de dissertations écrites à différentes époques. C'est un des ouvrages les plus répandus en hébreu et en latin. Joint d'ordinaire au livre De causis, il a pris placeavecce traité dans le corps des écrits aristotéliques.
3» et 4" Deux traités sur runion (ittisâl) de l'intellect séparé avec Ihomme, mentionnés consécutivement par Ibn-Abi-Oceibia. L'un de ces traités est celui qui est intitulé en latin : De animm bealitudine ; l'autre est XEpisiola de connexione intellectus abstracti cum homine (0pp. t. IX). Ils existent aussi en hébreu*.
5° Un ouvrage mentionné en ces termes par Ibn-Abi- Oceibia : « Un traité sur la question de savoir si l'intellect matériel peut ou non comprendre les formes séparées,
ï Le De œternitate mundi contra AlgazeUm, mentionné comme existant à la bibliothèque Saint-Marc, est sans doute identique à la Destruction de la Destruction. Cf. Zanetti, Lalina et italica D. Marci Bibliotheca, p. 117.
» Wûstenfeld, p. 107, n» 10; Steinschneider, p. 23, 50-51
» Gosche, Ueber G hâzzalîsLebenund >FerA;e, p. 268 et suiv.
* Munk, Mél. p 437, note. Le second traité est attribué chez les Juifs à Ibn-Roschd le grand-père. Steinschneider, Catal. (inédit) d'Oxford, n» 25.
question qu'Aristote avait promis de résoudre dans son livre de l'Ame \ » Ce traité existe en hébreu sous le titre de Traité de l'intellect matériel on De la possibilité de l'union^. J'ai trouvé en outre la traduction latine d'un autre traité sur le même sujet dans deux manuscrits, tous deux du XIV® siècle et d'origine italienne • : 1° à la bibliothèque de Saint-Marc, à Venise (cl. VI, n*> ô2),sous ce titre : Tractatus Averoys qualiter intellectus materialis conjungatur inteUigentiœ abstractm ; 2<*àlaBibliothèque impériale (anc. fonds, n** 6510), sous le titre : Epistola de intellectu (Voir Appendice vi) *. Il semble donc qu'Ibn- Roschd avait écrit quatre traités sur ce point fondamental, sans compter la grande digression du commentaire sur ie troisième livre de l'Ame, consacrée au même sujet.
6" Commentaire sur la Lettre d'Ibn-Badja touchant l'union de l'intellect avec l'homme, mentionné par la liste de l'Escurial '.
* M. de Gayangos a suivi ici une mauvaise leçon.
* A Paris, à Oxford, à Leyde. Cf. Uri, Bibl. Bodl. pars I*, p. 74.— Wolf, Bibl. hebr. I, p. 14. 20-21; III, p. 15-16.— Stein- Schneider, Catal. Lugd, Bat. p. 18 et suiv. et catalogue (inédit) d'Oxford, art. Averroès, n'»* 20 et26. — Munk,Mélanges,ip. 437, 448, note.
* Le manuscrit de Paris a appartenu à Nicolas Leonicenus.
* M. Steinschneider (Catal. Cod. Lugd. p. 20 et p. 78, note) semble avoir vu ce traité en hébreu ; mais le style latin de ce docte bibliogi'aphe est si obscur que je ne suis pas assuré d'avoir bien saisi sa pensée.
' lbn-Badj:\ a en efiet composé un ouvrage sous ce titre. Ibn- Roschd, à la fin de son traité Sur la possibilité de l'union,
7" Questions sur les diverses parties de l'Organon, que l'on joint d'ordinaire aux commentaires, et dont deux existent en hébreu *.
8° Du Syllogisme conditionnel, mentionné par la liste de l'Escurial.
9" Epistola de primitate prcedicatorum, à la suite des Seconds Analytiques, dans les éditions latines.
\0' Abrégé de logique, publié en hébreu à Riva di Trento; identique sans doute à l'ouvrage intitulé dans Ibn- Abi-Ocpibiaetdans la note bibliographique de l'Escurial : Livre de ce qui est nécessaire en logique, et à Vlntroduction à la logique, qu'on trouve dans un grand nombre de manuscrits hébreux*.
11" Prolégomènes à la philosophie, en arabe, à l'Escurial (n" 629); recueil de douze dissertations: 1° sur le sujet et le prédicat ; ^2» sur les définitions ; 3" sur les Premiers et les Seconds Analytiques ; 4" sur les propositions; 5° sur la proposition vraie ou fausse; 6** sur la proposition contingente ou nécessaire; 7" sur l'argumentation ; 8" sur la conclusion légitime ; 9" sur le sentiment d'Alfarabi touchant le syllogisme ; 1 0° sur les facultés de l'âme ; 14» sur le sens et l'audition ; 12" sur les quatre qualités *.
exprime aussi l'intention de composer un commentaire sur le Régime du solitaire, du même auteur (Munk, p. 388). M Slein Schneider (p. 19-20) pense à tort qu'il s'agirait là de l'ouvrage mentionné dans la liste de l'Escurial.
* Munk, Mélanges, p. 436.
2 Barlolocci, Bibl. rabbin, t. !«', p. 13. — Wolf, I, p. 18. II, p. 1-2. — Pasini, I, aO, 66.
» Casiri, 1, 184.
12° Commentaire sur la République de Platon ; mentionné par la liste de l'Escurial; il existe en hébreu et en latin (0pp. t.Iir, édit. 1553).
13* Exposé des opinions d'Abou-Nasr (Alfarabi) dans son traité de logique, et de celles d'Aristote sur le même sujet, avec un jugement sur leurs opinions; mentionné par Ibn-Abi-Oceibiaet peut-être par la liste de l'Escurial.
1 4° Dilîérents commentaires sur Alfarabi, entre autres sur ses expositions de l'Organon, indiqués par la liste de l'Escurial.
IS'^ Sur les critiques qu' Alfarabi a adressées au livre des Seconds Analytiques d'Aristote, quant à l'ordre, aux règles du syllogisme et aux détinitions; ouvrage meationné par Ibn-Abi-Oceibia.
16° Réfutation de la classification des êtres établie par Ibn-Sina, en possibles absolument et pos-sibles par leur essence, et en nécessaires extérieurement et nécessaires par leur essence. En hébreu, à la Bibl. imp. (anc. fonds, 356); mentionné par Ibn-Abi-Oceibia'.
17° Un commentaire moyen sur la Métaphysique de Nicolas, mentionné par Ibn-Abi-Oceibia * et dans la liste de l'Escurial. Il s'agit sans doute delà Philosophie première de Nicolas de Damas. Nicolas est souvent cité par les philosophes arabes, et en particulier par Ibn-Roschd, qui lui
* Cf. Munk, Mélanges, p. 358 et suiv.
* La leçon actuelle d'Ibii-Abi-Oceibia laisserait des doutes sur l'existence de cet ouvrage; mais la leçon suivie par Dhéhébi est Irès-explicitc.
reproche surtout d'avoir voulu intervertir l'ordre des livres de la Métaphysique *.
18° Traité sur cette question: Si Dieu connaît les choses particulières; mentionné dans la liste de l'Escurial.
J 9° Traité sur l'existence éternelle et sur l'existence temporaire. [Ibid.)
20° Recherches sur les divers points de Métaphysique qui sont traités dans le livre d'Ibn-Sina, intitulé: Al- Schefa; mentionnées par Ibn-Abi-Oceibia.
21" Un livre sur la folie qu'il y a à douter des arguments du Philosophe touchant l'existence de la matière première, et preuve manil'este que les arguments d'Aristote sur ce sujet sont l'évidente vérité, [lùid.)
22° Question sur le temps. [Ibid.)
23" Questions sur la philosophie. [Ibid.)
24' Traité de l'intellect et de l'intelligible, en arabe, à l'Escurial, n" 879, probablement identique au traité De l'intellect mentionné par Ibn-Abi-Oceibia, traité que M. Wùstenfeld* regarde à tort comme identique à la seconde partie du De beatitudme ajiimœ.
25° Commentaire du livre d'Alexandre d'Aphrodisias sur l'intellect; mentionné dans la liste de l'Escurial. Il existe en hébreu*.
* Metaph. 1. XII, Proœm. f. 312 v», 314 v» et 344 v»; De anima, 1. 111, f 169. Cf. Pierron et Zévort, Métaph. d'Aristote, 1. 1*', p. 124. — Wenrich, Deauct. grœc. vers. p. 294. — De Sacy, Relation de l'Egypte, par Abdallatif, p. 77, note.
• Geschichtederarabischen/ErzteundNaturforscher,T^.lG7.. » Siciaschiieider, Catal. Codd. Lugd. Bat. g. 2i.
26» Questions sur le livre de l'Ame, par demandes et par réponses. (Ibid.)
27" Deux livres sur la science de l'âme, distincts des précédents, [Ibid.)
28» Questions sur le : De Cœlo et Mundo. [Ibid.)
D'autres titres, que Ton trouve dans les bibliographes etdansles manuscrits, proviennent d'erreurs ou de doubles emplois. Ainsi les Bitances speculationum, seu staterm subites, discussions sur Dieu, la création, l'immortalité, la prophétie, qui existent en hébreu, à la Bodléienne, à Turin, à Parme*, sont de Gazzali*. Le De generatione animalium tam secundum viam gignitionis quam secundum viam putrefactionis, qui tîgure dans les catalogues de la Biblioth. imp. (fonds de Sorbonne, 612 ; anc. fonds, 6510), n'est qu'un extrait du commentaire sur le XIP livre de la Métaphysique. Les traités De rerum na~ turalmm mutatione juxta veteres philosophos, cum expoaitione Ben Resched; — De comttis; — De sensibus; — De nutrimento ; — De diluviis; les commentaires sur le Hdi Ibn-Iokdhat. <i'Ibn-Tofail et sur le Régime du solitaire d'Ibn-Bàdja, mem'onnés par Wolf, Bartolocci, Moréri*, ne reposent que sur des indications vagues et inexactes. C'est aussi par erreur que d'Herbelot lui
* Uri, parsl», p. 74. - Wolf, t. III, p. 16; t. IV, p. 753. — De Rossi, Codd. t. II, p. 77.
^ Steinschneider, p. 146.
» Wolf, Bibt. hebr. t. I«r, p. 14 et suiv. ; t. IV, p. 751 et suir. — Bartolocci, t. I", p. 14. —Moréri. art. Averroès.— Brucker., t. III, p. 104 et 178.
7â AVERROÊS.
aftiibue l'ouvrage de politique intitulé : La lampe des ) OIS. qui est d'un certain Ahou-Bekr Mohammed de Torlose, qui d'p rien de commun avec notre auteur*.