III. Jurisprudence
4" le point de départ du docteur autorisé {al-modjtéliid) et le terme suprême du docteur modéré (al-moctésid), en fait de jurisprudence, ouvrage mentionné par Ibn-el-Abbar, par Mohammed ben-Ali de Xativa*, par Ibn-Abi-Oceibia et par la liste de l'Escurial *. Je pense que
»Casiri, 11,185.
*Steinschneider, p. 42 et suiv. M. Wûstenfeld (Gesc/i. der arab. jErzte, p. 17) a fait deux ouvrages distincts du traité contenu dans le manuscrit de l'Escurial et de celui qui est mentionné par Ibn-Ati-Oceibia. C'est à tort aussi qu'on a attribué le livre qui nous occupe à Ibn-Roschd le grand-père. La date 575 de l'hegire que porte l'ouvrage s'y oppose.
» Mr. ar. anc. fonds 616, fol. 184 v».
* Le titre olTre quelque différence dans les quatre textes ; j'ai suivi Ibn el-Abbar,
7i AVERROES.
c'est ce livre qui est cité sous le titre de Kitâb al-motékid « le livre du docteur universellement admis » et attribué à Ibn-Roschd dans un Index de livres défendus, contenu dans notre manuscrit arabe 525 (suppl.), fol. 39 v<».
2° Abrégé du livre de jurisprudence d' Al gazzali, intitulé el-Mustasfa ; mentionné par Ibn-el-Abbar, par la liste de l'Escurialet par l'historien Ibn-Saïd, cité par Makkari*.
3*» Vigilia super errores repertos in textibus le gis civilis, en trois volumes; ouvrage mentionné par Léon l'Africain*.
i° Des causes du barreau, en trois volumes ; en arabe à l'Escurial, n° 988.
5° Cours complet de jurisprudence, en arabe à VE?>curial, n»" 1021 et 1022.
6° Traité des Sacrifices ; i6«d. n** 1126.
7<* Traité des Dîmes; ibid. même numéro.
8° Des profits illicites des rois, des présidents, des usu-. riers. Ibid. n® 1127*.
Ibn-Abi-Oceibia attribue encore à Ibn-Roschd, en fait d'ouvrages de droit musuhnan, un Kitàb el-tahsil et un livre ù^è Prolégomènes à la jurisprudence. Mais ces deux écrits sont certainement d'Ibn-Rosciid le grand-père'. Les n°' 1 et 2 ci-dessus mentionnés sont les seuls dont l'au-
» T. II, p. 122(édit. Dozy, etc.); Gayangos.t. I", p. 192-193
• Fabncius, t. XIII, p. 287.
• Casiri, t. I", p. 446, 450, 465-466.
» Munk, Mélanges, p. 419, note; — Dozy, Recherche» (2« édit.)I, p. 359. Cf. le Kartas, p. 144 de l'édiiioii de Tornberg et p. 154 v. de la traduction de Peiis de la Croix.
tlienticité soit assurée. Aucun des titres donnés par Casii , nese retrouve dans les biographies d'Ibn-Roschd. Comme il y a eu trois jurisconsultes célèbres du nom d'Ibn- Roschd', un surtout, Abou-Abdallah Mohammed Ben- Omar, qui vivait vers l'an 700 de l'hégire, et dont les écrits se trouvent à l'Escurial*, il ne serait pas surprenant qu'ils eussent été confondus.