‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 102 sur 686 · Fends la terre du talon, creuse-la de tes mains · texte numérisé non relu

Fends la terre du talon, creuse-la de tes mains

96. De la même manière que les hommes creusent dans la terre amollie (®).

XXXIII-97. Yima en conséquence fit un. vara long d’un caretus en

chacun des quatre sens ;

98. Il J porta le germe producteur des bestiaux, des bêtes de somme, des chiens, des oiseaux et des feux et flambeaux ardents.

99. Il le fit de la longueur d’un caretus en chacun des quatre sens pour la demeure des hommes.

(■) Ces (leux défauts corporels étaient spécialement regardés par les peuples aryaques comme pro- TCnant d’une cause surnaturelle. Chez les Indiens ils étaient attribués aux crimes commis dans une vie antérieure. Voy. Manou. XI, 49-50 et Yajnavalkya III. 209-211. Le § 85 signifie littéralement : aucune forme de corps démesuré ou de travers.

(**) Glose pehlvie : fossé, excavation, ou, route (Windischmann), pont (Spiegel). Le but de cette prescription est peut-être de creuser la terre pour y déposer les germes.

(3) Et non : force-les d’entrer (Kossowicz), car il ne s’agit que de germes. Il faut suppléer upàbara ou bara qui se trouve dans la phrase précédente.

{*) Passage également obscur; le verbe y fnanque aussi, à moins qu’on ne lise : vareza, varezat... marezu. Cf. néo-persan marzu., areola margine elevato. — Une lumière et non une fenêtre puisqu'elle éclaire par elle-même; ce doit être d’ailleurs la mention de cette lumière qui amène la question du § 140.

(3) Ou bien : mouillée et amollie Cf. sanscr. kshvi. Littér.: frappe en entr’ouvrant. Il semble qu’il doit y avoir une lacune .entre § 96 et 97 ; car ces explications ne sont guères suffisantes. Elles pouvaient l’être pour Yima cependant, si l’on en juge d’après les usages des persans modernes qui n’emploient que des briques crues. Ils bâtissent avec la boue de leurs ruisseaux, dit Flandin. Quatre jours d’inondation suffirent pour faire crouler un grand nombre de maisons d’Ispahan pendant le séjour que le célèbre voyageur fit dans cette ville (V, Flandin, Voyages en Perse, I, p. 136, 234). Peut-être ici ne s’agit-il que d’un fossé.

FARGARD II.

XXXIV-100. Il le fit de la longueur d’un caretus de chacun des quatre côtés (pour qu’il soit) le lieu de parcage des boeufs.

101. Il y rassembla les eaux, sur un espace grand d’un hathra.

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